
Petit historique de la Féria de Nîmes
Tradition invoquée Depuis 1853
Aficionados et opposants à la corrida
LA PREMIÈRE CORRIDA À NÎMES
" Le spectacle, annoncé de bonne heure, avait attiré à Nîmes tous les habitants des villages voisins. Des trains de plaisir organisés par la compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée avaient amené de Marseille, de Montpellier d'épais contingents de curieux. La ville entière était littéralement encombrée de flots pressés d'étrangers. C'est un spectacle qui s'est d'ailleurs présenté plusieurs fois dans nos murs et tout récemment encore. Il n'était pas cependant dit dans le programme que les taureaux seraient mis à mort, et néanmoins pour assister à ce spectacle si merveilleusement décrit par Théophile Gauthier et Alexandre Dumas et complètement inconnu à Nîmes, plus de trente mille spectateurs surchargeaient les gradins de notre Amphithéâtre. Il était évident que devant les réclamations d'une foule délirante l'autorité cèderait. Aussi lorsque l'espada s'en alla au pied de la tribune réservée aux autorités demander la permission de se mesurer seul à seul avec le taureau, ce fut de toutes parts des applaudissements, des interpellations, des cris qui exigeaient le sacrifice. L'autorité s'inclina, et l'animal reçut le coup mortel. Le signal était donné et la course prenait nettement le caractère espagnol à la joie de la multitude. Mais le deuxième taureau fut absolument martyrisé par ses exécuteurs. Il fallut le retirer de l'arène encore vivant et dés lors les autorités interdirent ce genre de spectacle. Le public lui-même, écœuré de la boucherie à laquelle il assistait, applaudit à cette décision comme il avait applaudi à l'annonce de la mise à mort. Ce n'est que bien longtemps après que de pareilles représentations furent autorisées. Mais un premier essai n'en laissa pas moins une profonde impression parmi nos concitoyen"s.
Ce n’est que 10 ans plus tard, que les corridas reviendront dans notre amphithéâtre, Dimanche 10 et Jeudi 14 mai 1863, à l’occasion du Concours Régional Agricole de Nîmes.
le plus célèbre matador d'Espagne, Antonio Sanchez, dit El-Tato. Parmi les picadores était Calderon et parmi les banderilleros, El-Cuco. II n'y eut qu'un changement au programme, les taureaux espagnols, sur lesquels on comptait, ne purent arriver, il fallut se contenter de taureaux pris dans la Camargue...
( Extraits de la rubrique tauromachie sur l'histoire de Nîmes : nimausensis.com )
LA LÉGISLATION CONCERNANT LA TAUROMACHIE EN FRANCE
La corrida fut autorisée, en France, par Joseph Bonaparte en 1808. Objet de contestation, la loi
Gramont de 1850 “seront punis d’une amende de 600 F à 1800 F et pourront être condamnés d’un à cinq jours de prison, ceux qui auront
exercé, publiquement et abusivement, de mauvais traitements envers les animaux domestiques” semble signifier la fin des courses de taureaux....
Les tribunaux compétents du sud de la France, lorsqu'ils ont été saisis, se sont prononcés pour l'organisation des corridas, en reconnaissant que 'si le caractère “abusif” du traitement n’était pas contesté du fait de l’absence de leur caractère “nécessaire”, les juges du fond ont considéré, à l’encontre de la position constante de la cour de cassation , que les taureaux n’étaient pas des animaux domestiques.'
La loi du 24 avril 1951, en excluant du champ d’application de la répression “les courses de taureaux lorsqu’une tradition ininterrompue peut être invoquée”, et le décret du 7 septembre 1959 est venue ajouter que la tradition ininterrompue devait être “locale” viennent compléter la législation en la matière.
La cour d’appel de toulouse dans son arrêt du 3 avril 2000 stipule : “Attendu qu’il ne saurait être contesté que dans le midi de la France entre le pays d’Arles et le pays basque, entre garrigue et méditerranée, entre Pyrénées et Garonne, en Provence, Languedoc, Catalogne, Gascogne, Landes et Pays Basque existe une forte tradition taurine qui se manifeste par l’organisation de spectacles complets de corridas de manière régulière dans les grandes places bénéficiant de structures adaptées permanentes et de manière plus épisodique dans les petites places à l’occasion notamment de fêtes locales ou votives..."
Dans le Gard, se déroulent également des férias
à Beaucaire, Alès, Saint-Gilles, Vauvert et Vergéze...
La corrida LES
CARTELS DES CORRIDAS ne fait pas l'unanimité et ne laisse
presque personne indifférent :
Mais même si vous n'êtes pas amateurs de tauromachie, rien ne vous empêche d'assister aux spectacles équestres, aux joutes dans le canal de la Fontaine, aux nombreux concerts nocturnes et de danser jusqu'au bout de la nuit si le coeur vous en dit... LE PROGRAMME DES FÉRIAS
Alors en septembre et surtout pour le week-end de pentecôte, Nîmes vous accueille et vous invite à participer à une gigantesque Fiesta : la FÉRIA...
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LA FÉRIA DE NÎMES

La féria est une véritable institution pour la ville de Nîmes, depuis 1952, seule l'édition 1968 a été annulée...

" FÉRIAS" AU PLURIEL
Il est plus juste de parler " des' férias. En effet, c'est deux fois dans l'année (un temps, en février, se déroulait la féria, dite de 'Primavera') , à Pentecôte et lors du troisième de septembre que la fièvre s'empare de la population qui vit alors au rythme de la musique : mélange de rock, de techno, de salsa, de samba.et surtout au rythme du flamenco. La ville prend à ce moment des accents espagnols. Les rues fourmillent de gens issus de tous milieux, entraînés par la musique des penas à participer à la fête..
Fête païenne au cours de laquelle, pastis, champagne, vins des Costières de Nîmes, ou encore fino seront dégustés dans les bars et les bodegas, dans les restaurants ou sous les toiles des "casetas" afin d'y déguster souvent la paëlla et y danser jusqu'au bout de la nuit.

" Qui" célèbre-t-on durant ces férias ? Un animal élevé au rang d'un dieu : TORO ESPAGNOL TAUREAU CAMARGUAIS.
L'homme affronte alors ce 'dieu mythique' dans les arènes pour les courses camarguaises au terme des quellles le taureau rentre au toril et lors des corridas dont la finalité est la mise à mort du 'toro'...
La corrida, est défendue ardemment par les aficionados, son interdiction pure et simple est souhaitée par ses opposants les plus farouches..
Partant de ce constat, nous resterons neutres.
À chacun de se faire son opinion mais il nous a semblé qu'il était intéressant de parler de la première corrida qui s'est déroulée dans les arènes de Nîmes ainsi que le l'évolution de la législation en la matière.
