19 JANVIER 2008 à 18H30EL FLAMENCO EN CUATRO ESTACIONES |
| Places : 11 € |
|
Remerciements à Michel Carliez. de Séville. Pour raconter le flamenco aux enfants mais aussi à leurs parents, « le flamenco en quatre saisons » est un atelier-spectacle ludique, tonique, rafraîchissant, sensation de la dernière biennale de Séville. Silvia Marín, danseuse née à Milan, pédagogue enjouée, s’est fixé comme idéal de transmettre quelques clés du flamenco aux non-initiés. Elle décline les différents compás, sollicite et interpelle le public, virevolte parmi les artistes-acteurs de sa compagnie, dévoile mystères et règles du jeu. Au fil des saisons. Alegrias, bulerias ou soleas naissent au printemps. L’été est sous le signe des tangos. La famille des fandangos s’épanouit en automne et la seguiriya plane au cœur de l’hiver. Les enfants chantent, rient, reprennent les rythmes, certains s’aventurent sur scène. |
21 JANVIER 2008 à 20 HTHÉÂTRE ODEON 12, rue Piere Semard - KIKO RUIZ - MANUEL GUTIERREZ |
| Places : 15 € |
|
Deux interprètes illustrent le foisonnement et l’évolution du flamenco français. Guitare épanouie et raffinée du toulousain Antonio Ruiz, dit Kiko. Magnétisme de Manuel Gutierrez, le danseur-prodige de Montpellier. Antonio Ruiz « Kiko », toulousain, fils d’immigrés andalous, a reçu la guitare comme un don. Il retrouve l’Andalousie très jeune et y croise son maître et modèle Manolo Sanlucar et Vicente Amigo. Il dessine un parcours généreux, rigoureux. Kiko remporte en 1992 le premier prix du Concours International de Nîmes, puis enchaîne disques, spectacles avec poésie, sensibilité, élégance. Sous le signe du cristal… Manuel Gutierrez, montpelliérain, fils d’immigrés andalous, poursuit une carrière de haut-vol. Formé par Lita Peiro puis de quelques grands maîtres d’Andalousie dont Jose Galván, il croise en France la route de Pepe Linares, Juan Carmona, impose sa présence et sa force. Entre deux créations, Manuel Gutierrez, danseur reconnu des deux côtés des Pyrénées, a écrit le spectacle « El Emigrante » en hommage à son père disparu. |
23 JANVIER 2008 à 20 HTHÉÂTRE ODEON 12, rue Piere SemardDAVID PALOMAR - MARCO FLORES |
| Places : 15 € |
|
Durée 2h environ avec entracte. David Palomar David Palomar chant Rafael Rodríguez guitare Production Dezza Producciones. Marco Flores Marco Flores danse Leo Triviño, Emilio Florido chant Tacha González, Ana Romero palmas Antonia Jimenez guitare Programme Farruca, Martinete, Alegrias Production Arte y Movimiento.
Le chant de David Palomar, la danse de Marco Flores, l’aube de deux carrières. Ils sont tous deux lauréats de Cordoue 2007, concours mythique organisé tous les trois ans. David Palomar a juste trente ans et le succès à Cordoue est un couronnement. Enfant de Cadix, il s’est lancé dans l’aventure de la « fusion », au sein du groupe Levantito et a retrouvé l’élégance du chant propre à la baie gaditane. Repéré pour sa fraîcheur, son authenticité, il a cotoyé plusieurs stars du « baile », mais aussi le guitariste Vicente Amigo, le quintet de Gerardo Nuñez ou le chanteur catalan Lluis Llach. à ses côtés, le guitariste Rafael Rodríguez, élève du maître Andrès Vasquez, est l’un des grands accompagnateurs de l’école sévillane. Marco Flores 26 ans, originaire d’Arcos de la Frontera découvre Séville jeune (cours de Javier Latorre, Antonio Canales), rallie Madrid, au sein de grandes compagnies (Sara Baras, Rafaela Carrasco), puis fonde sa propre troupe en 2003, ESS3 Movimiento, avec Manuel Liñan. Manquait un grand concours pour peaufiner sa biographie. C’est fait. Flores, c’est la tradition et la fougue mêlées, capable de soulever son public sur un martinete dépouillé puis de l’emporter dans un typhon por bulerias… |
24 JANVIER 2008 à 20 HTHÉÂTRE 1, place de la CaladePEPE PARA SIEMPRE |
| Places : 30 € |
|
Anniversaire, événement. Pepe Linares, cantaor du flamenco nîmois, chanteur et ambassadeur du flamenco nîmois, reçoit au Théâtre ses amis, ses complices mais aussi ses idoles, tous venus lui rendre hommage. L’affiche de sa vie... Voilà quarante ans que Jose Poza Rodriguez, Pepe Linares pour tous, a eu l’heureuse idée de poser ses valises à Nîmes. Maçon et plâtrier, l’émigrant andalou a d’abord chanté pour ses amis, pour le plaisir et puis a délaissé truelles et chantiers pour se donner à sa passion, à sa culture. Compositeur et auteur éclectique, il est l’ambassadeur de tous les flamencos, celui qui a permis l’enracinement progressif, à Nîmes et dans tout le sud de la France, d’un art jusqu’alors réservé à ses terres d’origine. Pepe Linares, « flamenco humaniste », est aussi une figure de sa cité d’adoption. |
25 JANVIER 2008 à 21 HTHÉÂTRE 1, place de la CaladeMIGUEL POVEDA |
| Places : 30 € |
|
Miguel Poveda, catalan, esthète et grand chanteur classique, poursuit son ascension. Serein, épanoui. Il n’a pas 35 ans et semble avoir déjà vécu plusieurs vies. Maîtrise absolue des rythmes, des styles, voix ample et claire, présence et sens du public : Miguel Poveda transmet équilibre et profondeur. Chanteur autodidacte, catalan sans la moindre attache flamenca, il surgit en 1993 et rafle quatre prix au concours de La Unión. Exploit sans lendemain, prédisent les oracles. Mais Poveda ne lâche rien. Il triomphe à la biennale de Séville 2006. C’est là qu’il vit désormais, là qu’il a trouvé ce supplément d’âme qui irrigue Tierra de calma, son dernier disque. Poveda est déjà, malgré son âge, un maestro du cante. À ses côtés, Juan Gomez « Chicuelo », lui-aussi catalan, guitariste au jeu scintillant, est l’ami de toujours celui qui pressent, au souffle près, ce que Miguel est capable d’offrir. |
26 JANVIER 2008 à 21HALMARIO - ROCIO MOLINA |
| Places : 30 € |
|
Rocío Molina Durée 2h15 environ avec entracte. Chano Lobato Chano Lobato chant Niño de la Manuela guitare Almario Danse et chorégraphie Rocío Molina Leonardo Triviño, Emilio Florido chant Paco Cruz, Juan Requena guitare Sergio Martinez percussions Guadalupe Torres, Vanesa Coloma palmas Régie Marta Yáñes Son Enrique Cabañas Lumières Miguel Serrano Checa Manager Laura Rozalén Production Arte y movimiento
Deux univers en une soirée. Deux époques du flamenco. Le crépuscule d’un monstre sacré. L’éclosion d’une étoile. Chano Lobato a 80 ans, Chano n’a pas d’âge. Voilà une nouvelle fois à Nîmes le mage de Cadix et c’est un bonheur intact. Chano a tout vu, tout chanté, et n’a jamais perdu le cap d’un flamenco bouillonnant et euphorique. Il chante comme il respire, transmet comme personne la jubilation sur une scène. Il est voix de Cadix, voix de la baie et de ses lumières transparentes, voix des embruns et des navires anciens. Longtemps accompagnateur des plus grands danseurs et danseuses il chante toutes les cantiñas, les soleas, les bulerías et mieux encore les tanguillos ou ces guajiras et colombianas venues du fin fond de l’océan, joliment appelées chants de « l’aller-retour » (ida y vuelta). Chano est plus élégant encore, plus généreux que jamais. Inoxydable. Rocío Molina, 23 ans, pourrait être la petite-fille de Chano. La gamine sous le signe de l’aube (Rocío veut dire rosée) danse depuis l’âge de 3 ans ! Elle quitte Málaga pour Madrid à 13 ans, découvre le Japon et les USA à 17 ans, se produit en soliste deux ans plus tard et s’offre même, à New York, un duo avec Israel Galván. Mise en bouche. Almario, crée l’an dernier à Jerez est déjà son troisième spectacle ! Une tornade… Couverte de prix, encensée par la critique et par ses pairs, elle est bien la dernière grande révélation de la danse féminine. Précocité ou travail acharné n’expliquent pas tout. Rocío a su d’emblée imposer un style, une manière de fondre ingénuité et puissance, sensualité et profondeur. |
26 JANVIER 2008 à 18H30COUR D'APPEL 1, place de la CaladePACO SANTIAGO - CONCERT ACOUSTIQUE |
| Places : 10 € |
| Durée 40 mn environ. Paco Santiago chant Jose el Boleco guitare En collaboration avec l’association Pepe Linares En marge des spectacles en soirée, ce concert acoustique donné sous les lambris de la Cour d’Appel marque une ouverture du festival. Paco Santiago, au timbre de voix authentiquement flamenco, et son complice Jose el Boleco, tous deux descendants de familles gitanes andalouses émigrées en Algérie, sont les représentants de ce flamenco gitan qui connaît ici un nouveau souffle |