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La partie Gardoise de la Camargue s'allonge au pied du rebord de la Costière, dessinant le côté nord-ouest de l'immense delta du Rhône... Sa fenêtre littorale reste relativement étroite, et marque l'amorce du littoral languedocien aménagé et urbanisé qui s'étend plus à l'ouest. Le littoral urbanisé du GRAU-DU-ROI dessine ainsi une première unité de paysage, où l'empreinte bâtie domine. En retrait s'étend la Camargue des marais, que commande AIGUES-MORTES |
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où s'interpénètrent les espaces cultivés et drainés et les grandes étendues de zones humides, faites d'étangs, de roselières et de prairies, qui forment l'image mythique de la Camargue. La Camargue cultivée, de Saint-Gilles à Beaucaire correspond à la pointe Nord du delta d qui s’achève en pointe sur le verrou Beaucaire / Tarascon. Sous l'influence de Nîmes et des grandes voies de communication (notamment l'A9), les villages viticoles de la plaine grossissent et se transforment progressivement en petites villes...
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Saint-Gilles et notamment sa colline occupe une position centrale au bord de l’espace du delta du Rhône.
Elle forme le seul relief auprès duquel passe
le Petit Rhône dans son parcours vers la mer.
Les deux vidéos : " Hommage" au Cheval de Camargue.
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EN ROUTE VERS LES PLAGES...ON DISTINGUE AU FINAL TROIS UNITÉS DE PAYSAGE POUR LA CAMARGUE GARDOISE :
1 LE LITTORAL URBANISÉ :
COMMUNES CONCERNÉES : AIGUES-MORTES LE GRAU-DU-ROI / PORT CAMARGUE
2 LA CAMARGUE DES MARAIS :
COMMUNES CONCERNÉES : AIGUES-MORTES BEAUVOISIN LE CAILAR LE GRAU-DU-ROI SAINT-GILLES SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE VAUVERT
3 LA CAMARGUE CULTIVÉE :
COMMUNES CONCERNÉES : AIGUES-MORTES BEAUCAIRE BELLEGARDE FOURQUES SAINT-GILLES
DES PRODUITS DU TERROIR CLASSÉS EN A.O.C :
Le Riz de Camargue : le riz est semé, sous une fine lame d'eau, à partir du 20 avril. Il pointe hors de l'eau au bout de trois semaines à un mois. La rizière forme alors un tapis vert tendre. La formation des épis intervient en juillet et la moisson peut commencer fin septembre, jusqu'en novembre. Elle donne une grande diversité de produits : riz ronds, riz longs, riz rouges et riz parfumés tous de qualité reconnue officiellement par l'obtention d'une IGP (Indication Géographique Protégée). La Camargue produit actuellement l'équivalent du tiers de la consommation française. En raison de l'endiguement du Rhône, la culture du riz est devenue indispensable à l'écologie camarguaise. En effet, la submersion des rizières est l'unique moyen pour compenser l'eau douce qui provenait jadis des crues du Rhône. Cette eau douce est indispensable pour éviter les remontées de sels, qui rendraient la Camargue définitivement infertile à toutes cultures agricoles. La culture participe également à l'image traditionnelle de la Camargue, au même titre que les taureaux et les chevaux.
L'exploitation du sel remonte au Moyen Age. Région historique de production du sel, la Camargue bénéficie de conditions climatiques très favorables à l'évaporation rapide de l'eau de mer : l'ensoleillement y est quasi permanent et les vents Mistral et Tramontane aident le soleil à accommoder sa tâche. De plus la végétation et la faune des grandes étendues de Camargue constituent un cadre naturel idéal pour assurer la meilleure qualité possible au sel. « C'est ainsi plus de 5000 hectares d'anciennes lagunes près d'Aigues-Mortes qui ont été transformés en bassins endigués de faible profondeur (50 cm). L'eau de mer y est envoyée par pompage. Avec l'évaporation, la concentration de sel augmente dix fois. L'eau devient rouge sous l'effet d'une algue qui y prolifère. Cette algue est consommée par un petit crustacé (Artemia salina). La couleur rouge est alors transmise aux flamants roses qui s'en nourrissent. Après évaporation complète dans les bassins, les tables saunantes, le sel est ramassé et mis en andins géants appelés camelles.
Actuellement, la viande de taureau est reconnue comme une viande d'une excellente qualité, la première en 2000 à obtenir une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) pour la viande à la condition que l'élevage s'effectue en semi-liberté sur une étendue d'un hectare et demi par taureau. Actuellement près de 500 tonnes de viande sont produites par an, en boucherie mais aussi en charcuterie (saucisson, jambon, terrine,…). LIEUX DE PÊCHE DANS LE GARD :
Sources et remerciements : Direction régionale de l'environnement du Languedoc-Roussillon ( Fondements, Organisation Unités de paysage ) - Agence FOLLEA - GAUTIER (
Illustrations photographiques) - Le Quid - Larousse ( Généralités historiques) - Direction des Affaires Santaires et Sociales Départementales du Gard ( Etude le la
qualité de l'eau) - Le Parc des Cévennes - Ministère de l'Ecologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire
Languedoc-roussillon. (Description des Znieff) - Conseil Général du GARD - Nîmes Métropole.
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De larges vues s’ouvrent sur la Camargue
depuis les hauteurs qui dominent Bellegarde (Tour
Notre-Dame) où ses pentes produisent un vin blanc mousseaux
(Clairette de Bellegarde), classé A.O.C.,
Au sud elle s'ouvre sur la Méditerranée, dans des dispositions
contrastées entre son littoral naturel, formé par les dunes de l'Espiguette, et son littoral urbanisé par le Grau-du-Roi et ses extensions (Port-Camargue), qui marquent
les confins est du littoral urbanisé de Languedoc-Roussillon.
Bien avant les taureaux noirs, les chevaux blancs et les flamants roses, c'est d'abord la
lumière, soudain plus claire et plus intense, qui vient signer l'arrivée dans la Camargue et l'approche de la Méditerranée invisible. Dans ces paysages de delta,
entièrement plats, le ciel prend en effet une importance plus grande qu'ailleurs. Une eau très présente et pourtant discrète L'eau, toutefois, bien
qu'omniprésente dans l'organisation de l'espace camarguais, reste excessivement discrète dans le paysage, cette discrétion ayant de quoi déconcerter le néophyte
en mal d'une Camargue mythique : - les grandes étendues d'eau ne sont pas faciles d'accès, - les marais se drapent volontiers dans un ourlet de roselières, - les routes
sont parfois bordées de digues et diguettes, masquant les vues, - les levées de terre accompagnent également les canaux, - les roubines, fossés, rigoles,
incisés en creux dans les champs cultivés, restent invisibles. L'étang du Charnier et la RD 779. Les étangs du Charnier et de Scamandre, environnés de leurs
roselières, constituent les ultimes témoins septentrionaux de la Camargue naturelle, avec le petit marais des Gargattes. Contrairement aux confins nord de la Camargue,
entièrement occupés par les cultures entre Saint-Gilles et Beaucaire, la Camargue autour d'Aigues-Mortes mêle de vastes espaces d'étangs et de marais aux surfaces
cultivées, qui lui confèrent une image plus naturelle et plus proche de la mythique Camargue sauvage.
Dans cette frange septentrionale de la Camargue, le paysage est devenu entièrement
cultivé, sans place pour les étangs et les marais que l'on ne trouvera que plus au sud. C'est une Camargue " agro-intensive ", bien éloignée de la mythique Camargue
des chevaux, des taureaux et des grandes zones humides. Il faut dire que la proximité du Rhône et du Petit Rhône, auxquels s'ajoute le Canal d'irrigation du
Bas-Rhône-Languedoc, permettent un approvisionnement facile en eau douce, nécessaire aux cultures du riz, voire du maïs. Les champs ainsi irrigués dessinent
d'immenses parcelles sans obstacles, créant un paysage agro-industriel de plaine. Les mas jouent un rôle important pour animer le paysage agro-industriel né des cultures
intensives, à la fois par leur architecture et par les arbres qui les accompagnent, notamment les alignements de platanes. Aux marges de Beaucaire, et jusqu'à la hauteur de
Bellegarde, la vigne est encore dominante, occupant les terres grises alluviales, et piquée par endroits de vergers de fruitiers. Elle se développe sur de grands domaines,
marqués par des mas isolés entourés d'arbres et par des haies éparses de cyprès.
Début mars, c'est en Camargue que sont délicatement
cueillies à la main les premières asperges blanches. Le ramasseur doit tout d'abord repérer le bourgeon qui affleure à la surface du sol avant de
dénicher l'asperge. Délicatement, il va enfoncer sa "gouge", tige de métal incurvée et terminée par un cercle à peine plus large que le calibre de
l'asperge, dans le sol jusqu'à la base de la jeune pousse. Dès mi-mars, le reste du département, basse vallée du Rhône et Uzège en tête, est à
son tour en production, pour atteindre son rendement optimum début avril. La qualité des différents terroirs et la douceur du climat se conjuguent pour donner des
asperges droites, blanches et parfumées très prisées des grands chefs, mais aussi des asperges vertes très appréciées des connaisseurs !. À
signaler que le Gard est depuis plusieurs années le premier producteur national.