Les Monuments et Edifices de NÎmes
Des Sites exceptionnels et des Curiosités
Arénes, Tourmagne, Jardin de la Fontaine et d'autres...
Célébre pour ses monuments romains, la ville posséde des sites protégés, quelquefois surprenants comme le cimetière protestant , inscrit à l'inventaire des monuments historiques..(une petite page est consacrée à la guerre des Camisards).
En parcourant les rues anciennes, de nombreuses curiosités sont à découvrir. Certaines facades sont magnifiques et les cours intérieures de quelques anciens hôtels ne le sont pas moins. Toutefois, il est bon de préciser que, pour la plupart, ces hôtels sont privés... Il nest donc pas toujours possible d'y entrer...
LES ARÈNES : Les
arènes 
L'empereur Adrien en fut le premier architecte l'an 119 de l'ère
chrétienne et Antonin dut le continuer ; son inauguration
peut être fixée à l'année 138. Servant
successivement aux jeux publics ou abandonné selon les invasions
de toute nature qui ont ensanglanté et agité les premières
années de l'ère chrétienne, il a résisté
à tous les assauts du temps et des hommes. Wamba, roi des
Wisigoths assiège Nîmes et s'empare des Arènes.
En 472, les Wisigoths étant maîtres de la Narbonnaise entourèrent l'amphithéâtre d'un vaste fossé pour en faire une forteresse dans laquelle ils construisirent quelques maisons ; ils élevèrent du côté de la porte orientale deux tours carrées qui n'ont été démolies qu'en 1809, l'une était plus grande que l'autre. En 1809 on les appelait encore tours wisigothes ; la plus basse a servi de chapelle sous l'invocation de Saint-Martin. Cette nouvelle citadelle fut appelée Castrum Arenarum. Les Sarrazins s'étant emparés de la contrée en 737, Charles Martel, maire du palais, vint les assiéger et essaya de bruler le monument ; la couleur noire que l'on remarque du côté dû Nord provient, dit-on, de cette tentative. En 1100, la garde des Arènes fut confiée à des chevaliers qui formaient un ordre spécial ayant ses consuls particuliers et ses privilèges.
En1278, le fossé qui entourait les Arènes fut comblé par ordre de Philippe le Hardi, mais les chevaliers conservèrent la garde des Arènes jusqu’à la fin du XIVe siècle, époque à laquelle fut construit par Charles VII un nouveau château fort à la Porte d'Auguste. Château de la Porte Auguste construit en 1391 Les chevaliers abandonnèrent alors leurs maisons, le peuple s'en empara et l'on vit s'élever pour ainsi dire un village dont la population était au moins de 2,000 âmes. Ces habitations formant ce qu'on appelait le quartier des Arènes, subsistaient encore en 1809, époque à laquelle par les soins de M. d'Alphonse, préfet du Gard, on opéra l'entier déblaiement de l'amphithéâtre. M. Edmond Foulc a fait hommage à la ville d'un certain nombre de pierres provenant de la chapelle des Arènes ; ces pierres sculptées an couteau portent des inscriptions, des blasons et des scènes de la passion. Cette chapelle était desservie par un prêtre qui se qualifiait Prieur ; ses biens consistaient en une maison dans l'enceinte du monument.
Après que les fossés des Arènes eurent été comblés, des maisons vinrent se grouper sur cet emplacement et en certains endroits l'espace qui les séparait du monument était tellement étroit que c'est à peine si un tomme pouvait y passer. Il y avait à peu près vis-à-vis l'endroit où finit aujourd'hui la rue ales Arènes l'auberge de la Mule qui servait de corps de garde aux vélites pour surveiller la population interlope vivant dans ces mauvais quartiers, rendez-vous de tous les vagabonds. Du temps de Ménard, cette rue s'appelait rue de l'Hôtellerie. A son extrémité, la rue montait par une rampe jusqu'à la hauteur du premier étage des Arènes. Un escalier de quelques marches permettait de descendre dans la ruelle où se trouvaient la prison et la chapelle des conseillers et le palais de justice, mais l'accès de cette rue n'était possible que pour les piétons. Vis-à-vis la porte latérale actuelle du palais de justice faisant face au couchant, se trouvait une ruelle fermée à ses deux issues par un arceau et conduisant à la salle de la Comédie appartenant à M. Lecointe, gérée en 1788 par un nommé Boissier.
Aujourd'hui un vaste boulevard et une grande place entourent le monument et lui permettent ainsi de se dégager dans toute sa splendeur et de faire l'admiration des étrangers. Les seuls amphithéâtres dont il reste encore des ruines sont après Nîmes ceux de Puzzole, du Colisée de Rome, de Capoue, de Vérone, de Pola, d'Arles, de Pompeï, d'El-Djem et de Taragone; celui de Nîmes est sans contredit le mieux conservé.
MAISON CARRÉE : Maison
carrée 
Toute l'année. Située sur le Boul. Victor Hugo, près des Jardins de la Fontaine.En face de la Médiathèque Eté : 9h - 12h et 14h30 - 19h. Hiver : 9h - 12h30 et 14h - 18h. Non accessible aux handicapés Place de la Maison Carrée
Période : début Ier s. ap. J.-C. Site protégé Site classé monument historique Ce temple romain, construit au début de notre ère sur le Forum, était consacré aux "Princes de la jeunesse", les petits-fils de l’empereur Auguste. Après avoir servi d’Eglise, le temple fut le premier musée de Nîmes en 1821. Une exposition permanente à l’intérieur raconte la longue histoire de ce monument, qui reste l’un des mieux conservés du monde antique. Le monument fut restauré sous la direction de J.-F. Séguier au XVIIIe siècle, il en déchiffra l’inscription dédicatoire sur le fronton de la façade.
TOUR MAGNE : La
tourmagne 
Non accessible aux handicapés Jardins de la Fontaine (sommet des)
Période : fin IIIe s. av. J.-C. et gallo-romaine. Site protégé Site classé monument historique La tour Magne (la grande tour) se compose de deux édifices superposés : l’un en pierres sèches complètement ruiné dit tour pré-romaine et l’autre construit sur et autour du premier en maçonnerie à base de mortier et largement conservé, c’est la tour gallo-romaine. Les restes de la tour pré-romaine sont visibles à l’intérieur. C’était une tour en forme de pain de sucre de 12.70m x 17.20m à la base et d’une hauteur maximale de 18 m . Deux murs ou courtines se raccordaient à elle et l’ensemble faisait partie de l’enceinte pré-romaine. Par comparaison avec l’oppidum de Nages, elle pourrait dater du IIIe s. avant J.C. Lors de la construction de l’enceinte romaine ( englobait dans un périmètre de 7 Km un espace de 220 ha. D'une hauteur de 9 m et large de 2 m, elle comptait une dizaine de portes et environ 80 tours dont la Tour Magne.) sous le règne d’Auguste, les courtines ont été détruites mais la tour elle même a été conservée comme noyau central. Elément d’architecture militaire (sa hauteur permettait le guet et les signaux) elle remplissait aussi une fonction idéologique puisqu’on pouvait voir de très loin ce signe de la domination romaine.
JARDINS DE LA FONTAINE
: source
nemausus 
Toute l'année. Jusqu'à 23h du 1er juin au 15 septembre. Accès libre et gratuit. La Tour Magne domine les jardins. Des concerts ont lieu l'été.
Jet d'eau Canal de la Fontaine
Nymphée - Jardins de la Fontaine Période : gallo-romaine Site protégé Site classé monument historique La Source de Nîmes est une résurgence de type vauclusien irrégulière, mais pérenne, qui a joué un rôle déterminant pour la création de l'agglomération préromaine établie au nord sur les pentes du mont Cavalier et, au sud sur quelques hectares de plaine. Elle fut déjà à l’époque pré-romaine un lieu sacré. Les romains y édifièrent divers monuments religieux ou dédiés au culte impérial. Au Moyen-Age, cet ensemble tomba en ruines, en 994 des bénédictins y fondèrent un monastère. Au XVIII siècle, Jacques-Plilippe Mareschal proposa un plan d’aménagement de l’espace, à l’aide de matériaux antiques réemployés. De la terrasse, on voit au premier plan, le bassin avec ses 2 escaliers demi-circulaires, ensuite le canal passe sous un pont, à deux arches, pour aller vers le deuxième bassin, le nymphée, comportant une frise de rinceaux, le portique a été relevé, ainsi que les colonnes. A cet endroit, se trouvent des vases et des statues représentant des génies, qui furent sculptés en 1750 par Pierre Hubert Larchevêque, de la terrasse on aperçoit aussi le temple de Diane.
TEMPLE DE DIANE : Temple
de Diane 
Toute l'année. Accessible par les Jardins de la Fontaine. Vestiges à l'origine imprécise. Accès libre et gratuit. Accessibilité partielle aux handicapés Jardins de la Fontaine.
Période : fin Ier s. av. J.-C. Site protégé Site classé monument historique Seul monument conservé en élévation de l’Augusteum (sanctuaire romain dédié au culte impérial) de la fin de premier siècle av. J.C., le pseudo temple de Diane a été remanié, en partie, à l’époque d’Hadrien. Il s’agit sans doute d’un édifice destiné à des célébrations en l’honneur de l’empereur ou d’une bibliothèque. Ce bâtiment sera transformé en chapelle pour le couvent des Ursulines, installé autour de la source sacrée à partir du Xe siècle.
CASTELLUM DIVISORIUM : Castellum
divisorium 
Toute l'année.Situé rue de la Lampèze, dans le quartier du boulevard Gambetta, au pied de l'ancien "Fort Vauban" du 17ème siècle, devenu université.
Période : fin IIIe s. av. J.-C. Ce bassin de distribution d’eau arrivant d’Uzès via le Pont du Gard est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains. Il est le seul du monde antique à avoir conservé l'intégralité de son socle percé de bouches. De ce bassin circulaire de 5,50 mètres de diamètre et de 1,40 mètre de profondeur, taillé dans le roc, partaient des canalisations en plomb qui acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique.
LA PORTE AUGUSTE : La
porte d'Auguste
Toute l'année. Située angle rue Nationale et Bd Amiral Courbet.
Période : 16/15 avant J.-C. Porte Auguste (ou Porte d'Arles) Site protégé Site classé monument historique Porte principale de la ville romaine. Flanquée à l’origine de deux tours, elle est composée de deux grandes arcades pour le passage des véhicules et deux passages latéraux plus petits pour les piétons. Au sol on peut observer le dallage de la Via Domitia entrant à cet endroit dans la ville. L'Empereur Auguste a offert à Nîmes l'une des plus vastes enceintes de la Gaule Romaine. La Porte Auguste ainsi que la Porte de France (ou Porte d'Espagne : compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastre toscans. Durant l'Antiquité, elle était flanquée de deux tours circulaires. ) en sont les seules portes encore visibles sur la dizaine alors existantes.
AUTRES SITES DE LA VILLE DE NÎMES
LA FONTAINE PRADIER : fontaine monumentale
en marbre blanc ( inscription M.I par arrêté du 16 novembre
1988 ), composée d'une statue debout, représentant la
VILLE
DE NÎMES
,
entourée de quatre grandes statues assises dont les vasques recueillent
l'eau. Exécutée par MM. Questel, architecte, et James
Pradier, située
sur l'esplanade Charles De Gaulle ( face à la gare, reliée
par l'avenue Feuchères
), inaugurée le 1er juin 1851. Questel disposa autour de la statue
de la Ville de Nîmes quatre statues assises représentant
la Fontaine de Nîmes ou Nemausa (source mère de la colonie
romaine), le Gardon (Vardo), la Fontaine d'Eure (Ura) et le Rhône
(Rhodanus). Il les identifa par leur nom latin gravé sur leur
base.
Monument aux Morts de la guerre de 1914-1918, inauguré
en 1924, square de Onze-Novembre. Oeuvre de Castan Henri (architecte)
et Carli Auguste Henri (1868-1930), sculpteur. Crypte à ciel
ouvert avec portique d' entrée et deux socles supportant
deux groupes en haut relief spatial, grille en fer forgé.
Monument aux Morts de la guerre de 1870-1871, Oeuvre
de Mercié Marius Jean Antoine (sculpteur) ; Gruet E. jeune
(fondeur). Inauguration le 9 mars 1902, installé sur la place
d'Assas, le monument a été démonté puis
remonté en 1991 sur son emplacement actuel : place Duguesclin.
Le Taureau, ( extrémité sud du Bd Jean
Jaurès) oeuvre de Blanc Raymond (architecte) et Cain (sculpteur)
: socle monumental carré supportant une statue en bronze qui
représente, non pas un taureau mais un boeuf, ornait le plan
d' eau du palais du Trocadéro à Paris. La sculpture
a été cédée à la Ville de Nîmes
en 1937 et le boeuf a été rebaptisé le 'taureau'.
ET ENCORE...
LA
CATHÉDRALE
N.D
et St-Castor
- Place aux herbes Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: XIIe s. remaniée au XVIIe s. Site protégé
Site classé monument historique La frise sculptée (scènes
de l’Ancien Testament) de l’édifice d’origine
compte parmi les chef d’œuvres de la sculpture romane régionale.
Ravagée lors des guerres de religions, l’église
a été reconstruite à deux reprises au XVIIe siècle.
A l’intérieur, refait au 19ème, des tableaux de
Xavier
Sigalon, de Melchior
Doze et de Reynaud-le-Vieux.
En
savoir plus sur la l'histoire de l'édifice

Chapelle Sainte-Eugénie - Rue Ste Eugénie
Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: Xe s. remaniée au XIXe s. L’origine du plus ancien
édifice religieux de la ville remonte à 956. L’alignement
et l’élargissement de la rue Ste. Eugénie sont à
l’origine de la façade actuelle du XIXe siècle.
Avec la Cathédrale, la plus ancienne église de Nîmes.
“Sa première mention remonte à 956. Une voûte
en berceau, supportée par des arcs doubleaux, et quatre pierres
tombales du XIIe siècle au sol rappellent l’origine médiévale.
Le choeur, couvert d’une voûte sur croisée d’ogives,
est reconstruit en 1654. La façade, inspirée de l’art
roman, est rebâtie en ciment au XIXe siècle. De cette période
date aussi l’autel néogothique. Poudrière pendant
les Guerres de religion, église paroissiale (1657-1746), fabrique
de billards (1792-1876), elle retrouve sa fonction religieuse en 1877.Depuis
1987, elle est rattachée à la Cathédrale.
Chapelle des
Jésuites - Grand rue Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: XVIIe s. Site protégé Site classé monument
historique Eglise du collège édifiée entre 1673
et 1678. La variété des formes de voûtes et l’éclairage
zénithal par plusieurs lanternons font l’originalité
de la chapelle nîmoise Visite libre Exposition Biennale 2003 du
bijou contemporain Horaires le samedi : 10h-18h Horaires le dimanche
: 10h-18h Tarifs : Gratuit
Cimetière protestant - 17 bis,
av. Pasteur Paul Brunel Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: XIXe s. Site protégé Site inscrit à l'inventaire
des monuments historiques. Son utilisation continue depuis 1779 en fait
le plus ancien cimetière protestant collectif en France, il est
aussi remarquable pour son aménagement paysager entrepris à
partir de 1822 et pour la qualité architecturale des tombeaux.
La tombe la plus célèbre est celle d'André Amenlier
contenant la dernière œuvre de James Pradier. Visite libre
Horaires le samedi : 9h-18h Horaires le dimanche : 9h-18h
(La Réforme fut accueillie avec faveur à Nîmes au 16ème. En 1567, les protestants massacrèrent un grand nombre de catholiques. La ville se soumit au roi après la prise de La Rochelle. Elle fut à nouveau le théâtre de troubles, lors de la révolte des Camisards).
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Eglise Saint-Paul - Bd Victor Hugo Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période : XIXe s. Site protégé Site classé monument historique Première église néo-romane en France construite en 1849 par Charles Questel. Décor peint d’inspiration byzantine par Hippolyte Flandrin. Visite libre Horaires le samedi : 15h-18h Horaires le dimanche : 15h-18h
Ecole
supérieure des Beaux Arts - Hôtel Rivet (ancien) Grand
rue Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: XVIIIe s. Site protégé Site inscrit à l'inventaire
des monuments historiques L’édifice néo-classique,
construit vers 1786 pour le richissime négociant en soieries
David Rivet, illustre les nouvelles tendances artistiques de la fin
du XVIIIe siècle, dont le modèle est la Grèce antique.
Le sol du hall d’entrée, conçu comme un atrium,
est une réalisation du sculpteur Bernard Pagès. Depuis
sa restauration en 1987 l’ancien hôtel particulier abrite
l’Ecole Supérieure des Beaux Arts. Visite libre Horaires
le samedi : 10h-12h/14h-18h Horaires le dimanche : 10h-12h/14h-18h.
Galerie
Jules Salles - Ancien collège des Jésuites Bd Amiral
Coubet Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: XVIIe-XIXe s. Site protégé Site classé monument
historique Site inscrit à l'inventaire des monuments historiques
"Les métiers de la restauration du patrimoine" : les artisans
de la confédération du bâtiment du Gard accueillent
le public pour expliquer à l’aide des panneaux de présentation
et de démonstration de mise en œuvre leurs techniques et
des travaux réalisés dans le secteur sauvegardé.
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Grand Temple - Bd Amiral Coubet Tel : 04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Petit Temple - rue du Grand-Couvent
Période : XVIIIe s. Site protégé Site inscrit à l'inventaire des monuments historiques L’église des Dominicains est construite entre 1714 et 1736 par l’architecte et sculpteur nîmois Jean Mauric. Elle est affectée au culte réformé en 1792. Visite libre Horaires le samedi : 14h30-18h00 Horaires le dimanche : 14h30-18h00.
Période : 1714 . Site protégé Site inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Autre entrée : côté Maison du Protestantisme, 3 rue Claude Brousson..En 1795 l’église du couvent des Ursulines est affectée au culte réformé..
Hôtel
de ville : cour d'honneur - Pl. de l'Hôtel de Ville Tel :
04 66 76 74 49/04 66 58 38 00
Période
: XIVe-XVIIIe s. Site protégé Site inscrit à
l'inventaire des monuments historiques Construit par l’architecte
Charles Augustin Daviler de 1700 à 1703 sur l’emplacement
de la Trésorerie du Roi datant du moyen-âge. Sur la façade
dans la rue de la Trésorerie, se trouvent encore des traces :
porte en arc brisé, fenêtres gothique et Renaissance. La
façade principale et la cour d’honneur sont conformes à
l’esthétique de l’époque Louis XIV. En 1987
l’Hôtel de Ville a été restauré et
l’aménagement intérieur refait par le designer et
architecte d’intérieur Jean-Michel Wilmotte
Hôtel
de l'Académie - Nîmes 16, rue Dorée Tel : 04
66 58 38 00
Période
: XVIe s. Site protégé Site inscrit à l'inventaire
des monuments historiques L’Académie de Nîmes,
fondée en 1682, est la plus ancienne société savante
de la ville. Officiellement reconnue par Louis XIV, l'Académie
Royale de Nîmes s'est vue conférer, par lettres patentes
d'août 1682 " les honneurs, privilèges, facultés,
franchises et libertés " dont jouissait depuis 1635 l'Académie
française. Fidèle à ses traditions, elle travaille
à l'enrichissement du patrimoine culturel, régional et
national. Sans jamais oublier la devise inscrite au fronton de son hôtel
du 16 de la rue Dorée : NE QUID NIMIS (Rien de trop !); Elle
a son siège dans cet ancien hôtel particulier depuis 1919.
Le décor des façades sur rue mais surtout celui de la
cour d’honneur sont un exemple, rare et tardif, de l’influence
de la Renaissance à Nîmes.
Hôtel Meynier de Salinelles - Nîmes
16, rue Fresque
Site
protégé Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques. Au milieu du XVIIe siècle, cette parcelle
appartenait à l'avocat Arnaud Guiran. Vendue en 1736 au marchand
Laurens Boudon, elle restera dans cette famille jusqu'en 1838 où
elle est achetée par Meynier. Un siècle après,
les Meynier de Salinelles vendent à la banque Arnaud-Gaidan (propriétaire
de l'hôtel contigu à l'Est) et celle-ci revendra à
la commune de Nîmes vers 1980.
Hôtel Novi de Caveirac dit Hôtel Chouleur - 6, rue
Fresque Tel : 04 66 58 38 00
Période
: XVIIe-XVIIIe s. La façade du XVIIIe s. Site protégé.
Site inscrit à l'inventaire des monuments historiques. abrite
une des plus grandes demeures nîmoises qui adapte à sa
façon le principe de l’hôtel particulier entre cour
et jardin. Contrairement aux traditions locales, le grand escalier est
ici complètement enfermé. A remarquer, le décor
des façades de la cour d’honneur et le plafond en gypserie
de la cage d’escalier.
Hôtel Rivet - 10, Grand rue
Site
protégé. Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques. Cet édifice construit en 1786 pour David
Rivet, riche négociant en soieries et armateur à Cadix,
représente un des plus beaux exemples de l'architecture de cette
époque. Sa conception est dûe à Jean-Arnaud RAYMOND
architecte de la province, chargé par l'intendant Saint-Priest
du plan d'embellissement de Nîmes et du palais des Etats du Languedoc
à Montpellier.
Hôtel Séguier - 7, rue Séguier Tel : 04
66 76 74 49
Site
protégé. Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques Période : XVIIIe s. Vers 1768, l'érudit
Jean-François Séguier décide de construire sa maison
dans la rue principale du faubourg des Carmes, habité par les
ouvriers du textile et de la soie. La demeure abrite sa bibliothèque
ainsi que ses collections, mis à la disposition des visiteurs.
L'édifice est typique des constructions nîmoises de la
seconde moitié du 18e siècle. Le vestibule ovale s'inspire
du palais épiscopal. La cage d'escalier est légèrement
décentrée pour privilégier l'axe menant de l'entrée
vers le jardin.
Maison de l'Avocat des Pauvres 5, rue Dorée
Site
protégé. Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques. Cette demeure abrite depuis 1484 la fondation de l'Avocaterie
des Pauvres : en effet Louis Raoul bachelier ès lois, né
à Bernis mais installé à Nîmes, institue
par testament l'Avocaterie des Pauvres destinée à la défense
bénévole des indigents, veuves et orphelins. Pour subvenir
à cette charge, il lègue sa maison qu'il avait acquise
en 1449, des terres et des rentes pour son entretien ainsi qu'un
règlement précis pour l'élection de l'"avocat des
pauvres".
Hôtel
Villard - 5, rue Dorée Tel : 04 66 58 38 00
Période
: XVIIe s. Site protégé. Site inscrit à l'inventaire
des monuments historiques. Cette demeure familiale des Villard, conseillers
au présidial et seigneurie de Vallongue, possède un très
bel escalier suspendu ouvert sur la cour. La rampe en fer forgé
témoigne d’un travail minutieux et reflète le savoir-faire
de l’artisanat de l’époque.
Hôtel
Colomb de Daunant, ex-hôtel Foulc - 10 rue Briçonnet
Période
: 1855. Site protégé. Site inscrit à l'inventaire
des monuments historiques. Construit pour Edmond Foulc, grand collectionneur
d'art de la Renaissance et du Moyen Age. L'hôtel est racheté
en 1908 par Auguste Colomb de Daunant. Propriété, de nos
jours, d'un particulier.
Hôtel
Dieu (ancien) - 25-27 rue Jean-Reboul ( Chapelle), 12 rue de la
République ( ctuellement bâtiment de la C.C.I de Nîmes)
Période
: 1668- 1740 - 1830. Site protégé. Site inscrit à
l'inventaire des monuments historiques. Ancien couvent, les bâtiments
hospitaliers ont été rebâtis après les guerres
de Religion (chapelle en 1660,cloître en 1663).
Immeuble
- 17, rue des Marchands
Site
protégé. Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques. Cette maison pose de nombreux problèmes de datation
: en effet, l'organisation de la façade rythmée de pilastres
doriques au 1 er , ioniques au 2 ème et surmontés de frises,
date du XVI ème mais cela a perduré dans la région
jusqu'au début du XVII eme. La qualité exceptionnelle
de la façade et la rareté des décors peints civils
en font un élément patrimonial important.
Maison
- 5, rue Crucimèle
Site
protégé. Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques. Cette demeure qui a conservé la cour, les écuries,
les terrasses, le jardin, le mur d'enceinte et le portail, témoigne
des maisons de campagne construites dans la deuxième moitié
du XVIIIe siècle sur les collines proches des remparts de la
ville.
Maison
- 1, bis Bd Jean-Jaurès
Site
protégé. Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques. Cette maison recèle un ensemble exceptionnel de
mosaïques : les fouilles entreprises en 1982 et 84 ont mis au jour
un édifice public datant du 1er siècle avant notre ère,
probablement une schola liée à l'Augusteum nous permettant
ainsi de mieux cerner l'ensemble des aménagements autour de la
Fontaine. Le mobilier très riche (fragment de marbre, tête…
) retrouvé dans le puits est conservé dans le musée
mais les mosaïques sont en place. Elles présentent des frises
richement ornées et de très nombreux motifs historiés
avec des figures humaines et une inscription.
Palais
de Justice - boulevard des Arènes ; à l'angle du boulevard
de la Libération
Période
: 1838. Site protégé Site inscrit à l'inventaire
des monuments historiques. Reconstruit sur l'emplacement de la " Maison
du Roi ". La première construction de 1810, sur les plans de
Charles Durand, fut remplacée par le palais de justice actuel
à partir de 1838 sur les plans de Gaston Bourdon, architecte
départemental. Edifice néo-classique. Le fronton ainsi
que toutes les parties sculptées sont l'oeuvre de Paul Colin.
Les peintures sont l'oeuvre du peintre nîmois Numa Boucoiran.
La décoration intérieure est conservée.
MONUMENTS DE NÎMES

Nîmes a bénéficié du brassage des Civilisations et des Cultures. Les Celtes se sont primitivement installés autour de la source Nemausus.
L'eau, indispensable à la vie, se montre souvent meurtrière et Nîmes eut à subir de tous temps des inondations dévastatrices. Au cours des siècles les nîmois ont d'abord vénéré leur source puis ont lutté pour canaliser l'ardeur, notamment, de l'impétueux Gardon, cette rivière imprévisible que traverse le Pont du Gard.
Le Gardon est d'ailleurs symbolisé aux pieds de la statue qui représente Nîmes : la Fontaine Pradier.
Nîmes est classée Ville d'Art et d'histoire. Le monument emblématique est, bien sûr, l'amphithéâtre romain : les emblématiques arènes !
Au sujet de celles-ci, vous pouvez lire un résumé de son historique, extrait de l'excellent site consacré à l'Histoire de la Cité : nemausensis.com
UTILE
OFFICE DE TOURISME DE NÎMES : 6, rue Auguste, 30020 NIMES 1 Tél : +33 (0)4 66 58 38 00. Ouvert : Du 1er octobre au 31 mars lundi au vendredi 8 h 30 à 18 h 30 Samedi 9 h à 18 h 30 Dimanche et Fériés 10 h à 17 h Du 1er avril au 30 septembre lundi au vendredi 8 h 30 à 19 h Samedi 9 h à 19 h Dimanche et Fériés 10 h à 18 h Juillet et Août lundi au vendredi 8 h 30 à 20 h Samedi 9 h à 19 h Dimanche et Fériés 10 h à 18 h
Impossible de ne pas parler du pont du Gard !!
Le pont du Gard n'est qu'une toute petite partie de l'aqueduc (aqua, l'eau et duco, conduire) qui acheminait l'eau de la source d'Uzès à Nîmes. Cette conduite était longue de 50 km et le procédé était ingénieux : les romains ont accompli l'exploit de maintenir une pente constante de 34 cm par km malgré le relief naturel au moyen de ponts (Pont du Gard) et de souterrains. L'aqueduc apportait ses eaux au Castellum - ou château d'eau de Nîmes - dont le débit a été évalué à 125 000 m3 par jour. Pour construire ce formidable édifice, les romains ont choisi la carrière de l'Estel, une carrière de calcaire située à 600 m. en aval du monument. Ils taillèrent et acheminèrent, avec une technique très précise que les archéologues ont analysé sur le site même de la carrière, d'énormes blocs de pierre : certains atteignent jusqu'à 6 tonnes. Ils ont volontairement donné une forme légèrement courbe au monument pour assurer la résistance du Pont à la pression du courant. Hauteur : 48,77 m. au dessus des basses eaux du Gardon. Premier niveau : 6 arches, 142 m. de long, 6 m. de large et 22 m. de haut. Deuxième niveau : 11 arches, 245 m. de long, 4 m. de large et 20 m. de haut. Troisième niveau : 35 arches, 275 m. de long, 3 m. de large et 7 m. de haut.
The Pont du Gard, the famous aqueduct of Nimes, is one of France's top tourist attractions. The impressive structure over the Gardon river is believed to have been built about 19 BC by Marcus Vipsanius Agrippa as part of a 50-kilometre aqueduct that brought water to Nimes. The most remarkable thing about it was that it was built without mortar: the stones were held together by iron clamps. The Pont du Gard is 49 metres high and consists of three tiers of arches, with a road on the first level and a water conduit on the top level. The conduit is 1.8 metres high and 1.2 metres wide. Unfortunately, its interior is closed to the public. Despite the neglect from the 4th Century onwards, the Pont proved surprisingly sturdy and survived until Napoleon III ordered its restoration in the mid-19th Century. The aqueduct is on the UNESCO list of World Heritage Sites since 1985.
