Les Personnalités et Célébrités du Gard
Des Femmes et des Hommes qui ont Marqué l'Histoire
Poètes, écrivains, hommes politiques,...
PRÉSENTATION PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
Assas Nicolas-Louis d'Assas dit Louis d'Assas ou le Chevalier d'Assas : (né en 1733 au Vigan et mort dans la nuit du 15 au 16 octobre 1760 lors de la bataille de Kloster Kampen en Westphalie) est un officier français du XVIIIe siècle. La famille d'Assas doit son origine à la terre du même nom (Assas) près de Montpellier. Connue depuis le début du XIIIe siècle, elle a fait souche dans les Cévennes, principalement au Vigan. Les d'Assas avaient été des chefs de guerre importants pour le parti huguenot en Cévennes lors des guerres de religions. [ Le musée Cévenol conserve un ensemble de manuscrits du comte Louis d'Assas : 5 textes des pièces de la première moitié du 19e siècle, Legs du marquis de Lordat, arrière petit neveu du comte d'Assas, en 1963.]
Bigot Antoine : né à Nîmes le 27 février 1825 et mort à Nîmes le 7 janvier 1897. Cabaretier protestant et républicain, publia des fables nîmoises en langue d' oc inspirées de La Fontaine ou Florian. Dans les années 1850, il fait la connaissance de Jean Reboul, puis de Louis Roumieux avec lequel il se lance dans la littérature. En 1854, Frédéric Mistral et ses amis écrivains occitans provençaux fondent le Félibrige et invitent Antoine Bigot à les rejoindre. Il s'y refuse par goût d'indépendance et parce qu'il veut chanter sa ville de Nîmes dans son propre langage, son « impur patois qui s'éteint » : la langue la plus populaire de la ville. En 1861, il devient membre correspondant de l'Académie de Nîmes, puis membre à part entière en 1864. Le poète est representé, tenant des feuilles de papier et un crayon, sur une statue en marbre dans le Jardin de la Fontaine.
Chamson André : né à Nîmes le 6 juin 1900 et mort à Paris le 9 novembre 1983, est archiviste, romancier et essayiste français. Ancien élève de l'École des chartes, archiviste paléographe (promotion 1924). Fondateur et directeur du journal "Vendredi". Conservateur de musée avant guerre. Conservateur du Musée du Petit Palais après la Seconde Guerre Mondiale. Il est directeur des Archives de France de 1959 à 1971. Il est élu membre de l’Académie française le 17 mai 1956, par 18 voix — celles entre autres de Jules Romains, André Maurois et Georges Duhamel — au fauteuil d'Ernest Seillière. En 1958, il est élu mainteneur de l'Académie des Jeux floraux. Protestant, généreux et engagé, dans sa vie comme dans ses livres, il situe la plupart de ses récits dans le cadre des Cévennes, sa région natale (Roux le bandit, 1925 ; Les Hommes de la route, 1927 ; Le Crime des justes, 1928 ; La Neige et la Fleur, 1951 ; La Tour de Constance, 1970). Il a pris la parole sept fois dans les Assemblées du Désert (1935, 1954, 1958, 1967, 1972, 1975 et 1979), grand rassemblement protestant organisé chaque année le premier dimanche de septembre sur les terrains du Musée du Désert au Mas Soubeyran dans le Gard. Il a fait partie du comité de rédaction de la revue littéraire Europe lors de sa reparution en 1946. Le collège du Vigan porte son nom. Il est le père de la romancière Frédérique Hébrard.
Daudet Alphonse : né à Nîmes (Gard) le
13 mai 1840 et mort à Paris le 16 décembre 1897, est un
écrivain et auteur dramatique français. Il est inhumé
au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Romancier,
poète, conteur, auteur dramatique, on lui doit, notamment .Les
Lettres de mon moulin, Le Petit Chose, Tartarin de Tarascon
Doumergue Gaston : Elu à 30 ans comme député de Nîmes à la suite du décès d’Emile Jamais puis réélu en 1910, il devient vite un pilier des ministères : Ministre des colonies, Vice-Président de la chambre, Ministre du commerce et de l’industrie et du travail, Ministre de l’instruction et des beaux-arts, Sénateur, Président du Conseil, Ministre des affaires étrangères, Président du Sénat. Il est finalement élu en juin 1924 Président de la République (1924-1931), et il est surnommé « Gastounet ». En 1934, après les émeutes de février, il est rappelé à la Présidence du Conseil, il y restera 9 mois. C’est au cours d’un de ses fréquents passages à Aigues-Vives que le Président décède dans sa maison familiale le 18 juin 1937.
Gide Charles : (1845-1932), originaire d'Uzès,
cet oncle d'André Gide est le théoricien du mouvement
coopératif.
Fanfonne Guillerme : (1895 –1989) Antoinette,
dite Fanfonne, grandit entre Paris et la propriété camarguaise
de ses grands parents à Aimargues, au lieu dit Praviel.
Félix, Saint - Félix : natif de Bouillargues, est le premier évêque de Nîmes connu et fut une des premières victimes de la fureur des Vandales.
Esperandieu Henry Jacques : né à Saint-Hippolyte-de-Caton le 22 février 1829 et mort à Marseille le 11 novembre 1874, architecte, on lui doit, notamment, la conception et la rélisation du palais Longchamp à la fois château d’eau où arrive les eaux du canal de Marseille, musée des Beaux-Arts et muséum d’histoire naturelle. Un buste d'Espérandieu (sculpture d'André Allar) orne la Cour d'honneur du conservatoire de la musique de Nîmes.
Feuchères Adrien Victor de : (1785-1857), En 1835 il est général et chef de la subdivision de Nîmes qui regroupe les garnisons du Gard et de l'Ardèche. Veuf et héritier de la plus grande partie de la fortune de Sophie Dawes décédée en 1840 ,il refuse de percevoir pour lui-même un sou de cette fortune qu'il considère comme le salaire du vice. Il va la consacrer entièrement aux œuvres de bienfaisance et de charité pour Nîmes et sa région. Les œuvres de l'Évêché, celles du Consistoire Protestant, l'Hospice, l'Hôpital, sa paroisse (église Sainte-Perpétue devant l'Esplanade), les orphelinats de l'Armée, les victimes des inondations du Gard, les plus démunis ... en sont les principaux bénéficiaires. On donna tout de suite son nom à la première grande avenue moderne de cette ville : celle qui relie la Gare à l'Esplanade et au Palais de Justice que l'on vient d'édifier, tous proches des Arènes. Le baron de Feuchères sera élu député orléaniste du Gard. Statufié de son vivant, ayant donné son nom à une célèbre avenue bourgeoise, moderne rivale de l'aristocratique Quai de la Fontaine, le baron pensait avoir rendu "sa pureté à l'or de la corruption". On peut voir le buste, provenant de l' hôpital Ruffi, du baron de Feuchères au musée du Vieux-Nîmes.
Florian
Jean-Pierre Claris de : (1755-1794), Né dans les Cévennes,
le 6 mars 1755. Officier de dragons, il était un des familiers
du château de Sceaux et le protégé de Voltaire qui
était allié de sa famille. Auteur dramatique, romancier,
poète, fabuliste, il fut lauréat de l'Académie.
Il y remplaça, le 6 mars 1788, le cardinal de Luynes et fut reçu
le 14 mai 1788 par Michel-Jean Sedaine. Banni de Paris pendant la Révolution,
il fut emprisonné sous la Terreur et relâché au
9 thermidor ; il mourut des souffrances endurées pendant sa détention,
une année après, âgé de trente-neuf ans.
Il a laissé des Fables, les meilleures après celles de
La Fontaine, quelques pièces de théâtre et des pastorales,
plus une traduction un peu trop libre de Cervantès. Mort le 12
septembre 1794.
Hébrard Frédérique : romancière française, née le 7 juin 1927 à Nîmes. C'est la fille de l'académicien André Chamson, la femme du comédien Louis Velle.
Jamais Emile : homme politique né à Aigues-Vives en 1856, mort dès 1893 à l'âge de 36 ans. Il effectue ses études au lycée de garçons de Nîmes, puis à la faculté de droit de Paris, dont il fut le lauréat en droit romain et droit civil. Lauréat du Concours Général des facultés de droit de France, il est reçu docteur en 1881. Il montre un fort engouement pour le vie publique : secrétaire de la conférence des avocats de Paris, il s'engage après en politique et devient député républicain du Gard en 1885 (mandat renouvelé jusqu'en 1893, avec 94,8 % des voix ). Nommé à la commission du budget, il devient en 1892 sous-secrétaire d'État aux Colonies du gouvernement Émile Loubet. Il démissionne de ce poste l'année suivante, jugeant les institutions insuffisamment révolutionnaires.
Lamour Philippe : (1903-1992), originaire du Nord, avocat, journaliste et écrivain. Devenu exploitant agricole à Bellegarde, au début des années 40. Artisan de l'amélioration qualitative des vins du Languedoc, il fonde la Compagnie du Bas-Rhône et permet l'irrigation d'une partie de la région grâce au canal qui porte son nom.
Long Marguerite : Nîmes, 13 novembre 1874 ; Paris,
13 février 1966 . Professeur de piano au Conservatoire de Paris.
Leprince-Ringuet Louis : (1901-2000), Physicien né
à Alès, spécialiste des rayons cosmiques. Enseignant
au Collège de France et membre de l'Académie française.
Montcalm
Louis-Joseph de, marquis de : 28 février 1712 - 14 septembre
1759, seigneur de Saint-Veran, Candiac, Tournemine, Vestric, Saint Julien,
et Arpaon, baron de Gabriac, lieutenant général, des armées
en Nouvelle-France, né au château de Candiac Il servit
en Europe et fut envoyé au Canada en 1756 avec le rang de maréchal
de camp afin de commander les troupes française de la colonie.
Montcouquiol Christian : célèbre torero
nîmois connu sous le nom de Nimeño II, il décède
en 1991 en se donnant la mort après avoir été grièvement
blessé par un taureau Miura dans les arènes de Nîmes
le 10 septembre 1989. Une statue le représentant est érigée
sur le parvis des arènes nîmoises.
Natoire : (1700-1745), peintre, né à Nîmes, fut longtemps directeur de l'école française de Rome. Il a laissé de nombreuses oeuvres picturales.De son vivant, Natoire était mis à l'égal de François Boucher. Directeur de l'Académie de France à Rome de 1751 à 1775, il jouit d'une grande autorité dans le monde artistique.
Nicot Jean : cet érudit et diplomate nîmois
a introduit le tabac en France.
Paulet Jean : (XVIII°) : fabricant nîmois, auteur du traité " Sur l'art du fabricant de soie " qui permit le perfectionnement de la production des tissus de soie.
Paulhan
Jean : (1884-1968), Jean Paulhan, né à Nîmes
le 2 décembre 1884 et mort à Paris le 9 octobre 1968,
est un écrivain, un critique et un éditeur français,
directeur de la Nouvelle Revue française de 1925 à 1940
et de 1946 à 1968.
Pradier (1792 - 1852) Nommé professeur à l'Ecole des Beaux Arts, officier de la Légion d'Honneur, sculpteur néoclassique qui se laissera influencer par le courant romantique, on lui doit, à Nîmes, la Fontaine de l'Esplanade.
Rabaud Saint-Etienne Jean-Paul : (1743-1793) : Ce pasteur nîmois a été député du tiers état aux états généraux de 1789. Président de l'Assemblée constituante en 1790, il est exécuté en 1793. On lui doit l'article X de la Déclaration des droits de l'homme "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses …".
Reboul
Jean : dit "le Boulanger de Nîmes" Poète français
(Nîmes, 1796 -, 1864). Il composa des poèmes mélancoliques
(l'Ange et l'Enfant, 1828). Le dernier jour, poème en dix chants,
accompagné de notes et suivi d'une lamentation à la ville
de Nimes. Il écrivit également en langue d'oc. Son principal
recueil est Poésies (1836). Un socle mouluré de plan rectangulaire
à emmarchement de pierre orné de bas-relief en marbre
et supportant une statue en marbre le représentant est visible
dans le Jardin de la Fontaine.
Rivarol
: (1753-1801), né à Bagnols-sur-Cèze. Antoine de
Rivarol monte à Paris pour faire carrière dans le monde
des lettres. Il est l'auteur de la célèbre apologie de
la langue française : 'Discours sur l'universalité de
la langue française' en 1784.
Rossel Louis : (1844-1871) : né en 1844 à Saint-Brieuc et mort en 1871 à Satory (enterré à Nîmes); homme politique et militaire français (Colonel). Il est le seul officier de l'armée française à avoir rejoint la Commune de Paris en 1871 et a y avoir joué un rôle important. Il est le fils du colonel Louis Rossel et de Sarah Campbell (Écossaise), frère d'Isabella et de Sarah ; issu d'une famille bourgeoise protestante nîmoise, et descendant de camisards cévenols (de Saint-Jean-du-Gard). La famille de Rossel est républicaine : son père, officier, refusa de prêter serment à Napoléon III.
Roumieux Louis : ( né (1829) et décédé (1894) à Nîmes. ) est un poète provençal du XIXe siècle, Louis Roumieux est un poète comique, un des rares a réussir à percer dans la culture provençale. Proche de Frédéric Mistral et du Félibrige, il participera activement à la renaissance de la culture provençale.
Salles-Wagner Jules : (1814-1898) : peintre de grande renommée. Son style est typique du modèle néo-grec français. Certaines de ses réalisations on été inspirées par les fresques de Pompéi. Il fut le donateur de la Galerie Jules Salles à Nîmes.
Séguier Jean-François : (1703-1784) : Numismate, naturaliste, légua à Nîmes, sa ville natale, sa bibliothèque, ses manuscrits, ses médailles, son cabinet d'histoire naturelle ainsi que sa maison.En 1755, ayant perdu son ami, il décide de quitter l’Italie et venir s’installer à Nîmes. Il rapporte avec lui une riche collection de médailles, de livres, de spécimens naturelles, de minéraux, fruit de vingt-trois ans de labeur. Séguier se consacre à l’étude des monuments de l'ancienne Nemausus, sa ville natale, notamment à la Maison Carrée. Ancien temple romain, construit au tournant de l'ère chrétienne, entre 5 av. J.-C. et 5 ap. J.-C. par Marcus Vipsanius Agrippa, le gendre de l' empereur Auguste, l'édifice portait sur son frontispice, inscrite en lettres de bronze scellées dans la pierre, une dédicace expliquant son rôle. Ces lettres ont ensuite disparu ! Les trous de scellement sont encore visibles. C'est grâce à la disposition de ces trous que le grand érudit nîmois Jean-François Séguier est parvenu en 1758 à recomposer le texte original. Cela disait ceci : « A Caius consul et Lucius consul désigné, fils d'Auguste, princes de la jeunesse ». Il termine un important manuscrit portant sur les inscriptions latines, Inscriptionum antiquarum index absolutissimus, in quo græcarum latinarumque inscriptionum quæ in editis libris reperiri potuerunt prima verba describuntur, etc., Etruscarum et exoticarum indice ad calcem adjecto, en huit volumes mais cet ouvrage n’est pas édité. Il est nommé associé libre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1772. Il entretient une riche correspondance avec les savants de son temps et exerce une influence considérable sur les jeunes gens de sa ville. Il reçoit la visite des nombreux intellectuels comme les naturalistes Antoine Gouan (1733-1821) ou Dominique Villars (1745-1814).
Sigalon Xavier : (né en 1787 à Uzès, mort en 1837 à Rome) Peintre romantique de l'École française. La majorité de ses œuvres est exposée au Musée des Beaux-Arts de Nîmes ainsi qu'à la Cathédrale.
Talabot
Paulin : (1799- mort à Nîmes en 1885) Industriel
né à Limoges, il construit le premier chemin de fer gardois
(Alès-Nîmes-Beaucaire). Il est élu Président
du Conseil Général de 1865 à 1870.
Viallat Claude : Peintre, né à Nîmes en 1936, co-fondateur et animateur du mouvement "Support-Surface".
Quelques autres personnalités du Gard :
Albignac Louis Alexandre d'Albignac, baron d'Albignac d'Arrel : général né le 22 mars 1739 à Arrigas (Gard), mort le 17 janvier 1825 au Vigan. devait s'illustrer dans la défense de la Révolution répondant « au premier coup de cloche de la Révolution... dans la seule idée que les anciens abus seraient corrigés ». Son ami , Henry Quatrefages de Laroquète, ayant préféré renoncer à ses fonctions de maire du Vigan, qu'il jugeait impossibles à assumer en raison de sa présence nécessaire à l'Assemblée nationale pour élaborer la Constitution, Louis Alexandre est installé maire du Vigan le 11 mars 1790.
Albert Charles d', duc de Luynes, né à Pont-Saint-Esprit en 1578. Favori de Louis XIII, il influença le roi pour se débarrasser de Concini en 1617. Nommé connétable en 1621,il devint le vrai dirigeant du royaume. Mort en 1621 à Longueville.
Allier Raoul (Né à Vauvert 1862-1939) est un pasteur protestant, professeur de théologie et de philosophie (Docteur) originaire du Gard. Il influença la conception libérale (c'est-à-dire, une séparation complète et définitive des Églises et de l'État) de la loi de Séparation des Églises et de l'État en 1905. C’est également un grand dreyfusard. Devenu doyen de la Faculté de théologie de Paris en 1920, il fait adopter une politique ambitieuse d'accueil d'étudiants étrangers et de contacts avec les étudiants d'Europe centrale et orientale.
Arnal Etienne d' : né à Valleraugue en 1773, mort à Nîmes en 1801, fut d'abord prêtre. Il quitta l'état ecclésiastique pour se consacrer à la mécanique : il fut l'inventeur d'une machine à vapeur destinée à remonter les bateaux sur les cours d'eaux navigables.
Arnavielle Albert (1844-1957) : Poète languedocien, né à Alès, félibre apprécié de Mistral, créa la société félibréenne " La Tabo ".Baduel Claude (1499-1559) : Principal du collège ès-art de Nîmes.
Beaumelle ( Laurent Angliviel de La ) (1736-1776) : né à Valleraugue, fut un écrivain estimé à qui Voltaire avait voué une haine féroce.
Baduel Claude : écrivain français, né a Nîmes, à la fin du XVe siècle. Lorsqu'en 1539, François Ier établit un collège des Arts à Nîmes, la place de recteur lui fut offerte. Professeur protestant qui donna une traduction des sermons de Calvin, il fut un bon orateur et excellent latiniste. Claude Baduel mourut à Genève, en 1561.
Baux Salomon (1612-1654) : médecin de renom et le cofondateur du Collège Royal de Nîmes.
Baux Pierre , issu d'une famille protestante de grands médecins nîmois, est un médecin, météorologiste, botaniste et naturaliste français, né le 20 mai 1708 à Nîmes (Gard), décédé le 29 octobre 1790 à Nîmes.
Bosc Auguste : (1828-1878), sculpteur né à Nîmes, élève de Pradier, qui a laissé son nom et sa marque sur de nombreux bustes et statues qui ornent la ville de Nîmes.
Boissier de Sauvages François (1706-1767) : né à Alès, fut docteur, auteur d'ouvrages de médecine, de botanique et professeur à la faculté de médecine de Montpellier.
Brès Madeleine : (née le 26 novembre 1842 à Bouillargues et décédée en 1921 à Paris) est la première femme française à obtenir le diplôme de docteur en médecine.
Bridaine Jacques , missionnaire français, (né le 21 mars 1701 à Chusclan - mort le 22 décembre 1767 à Roquemaure). Ses sermons ont été publiés en 1821, par A. Seguin, Avignon, 5 volumes in-12. On lui doit également 'Cantiques spirituels'.
Cassagnes Jacques (1499-1559) : Ecrivain, orateur, né à Nîmes, traduisit les Dialogues de Cicéron et L'Histoire de la Guerre des Romains de Saluste.
Cappeau Placide : né le 25 octobre 1808 et décédé le le 8 août 1877 à Roquemaure. Négociant en vins et spiritueux de profession, il est également poète et auteur du texte du célèbre chant le « Minuit Chrétiens ». Il écrivit également « Le château de Roquemaure » publié en 1876 ("poème historique en vingt chants" de plus de 9000 vers français), « Le roi de la fève », « La poésie », « Le papillon » et « La rose ». Il reçut dans ses salons les grands noms du Félibrige notamment Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, Alphonse Daudet… Il fut également en relations avec Alphonse de Lamartine.
Chabrol Jean-Pierre : né le 11 juin 1925 à Chamborigaud (Gard) et mort le 1er décembre 2001 à Génolhac (Gard), écrivain: Grands thèmes de son œuvre : la Cévenne, l’épopée des Camisards, le maquis et surtout les petites gens, le peuple qu’il a si bien décrit. C’est à la rédaction du journal l’Humanité où il travaille en tant que dessinateur puis comme journaliste (il en deviendra chef de rédaction) qu’il rencontre Louis Aragon qui l’encourage à écrire son premier roman, La dernière cartouche. D’autres suivront régulièrement dont Le bout-galeux qui obtient le Prix populiste. Malgré son éloignement du Parti communiste en 1956, ses livres sont traduits en allemand (RDA), tchèque, bulgare,… Il est l’ami de Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel, Pierre Mac Orlan,….
Doze Melchior : (né à Uzès 1827 mort à Nîmes en 1913) Peintre qui se consacra presque exclusivement à l'art chrétien, également portraitiste. Ses oeuvres se retrouvent dans de nombreuses églises du Gard (Beaucaire, St-Gilles, Vers,...) ainsi que dans la Cathédrale St-Castor de Nîmes.
Florian Jean-Pierre Claris de : né près de Sauve le 6 mars 1755 et mort à Sceaux le 13 septembre 1794, est un auteur dramatique, romancier, poète et fabuliste. Jean-Pierre Claris de Florian est particulièrement connu en tant que fabuliste, ses fables étant unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de la Fontaine.
Guiraud Claude (XVII° siècle) : Physicien-mathématicien, né à Nîmes, apprécié de Descartes et Gassendi qui tirèrent parti de ses observations. Il écrivit un grand nombre d'ouvrages de physique et de mathématiques qui, selon, sa volonté, n'ont jamais été publiés.
Guizot François (né en 1787 à Nîmes - mort en 1874) : historien, écrivain et homme politique, Président du conseil en 1847.... A fait voter en 1841 une loi interdisant de faire travailler les enfants dans les manufactures au-dessous de l'âge de huit ans et a demandé à plusieurs reprises l'abolition de l'esclavage dans les colonies.
Lacroix Mathieu : (né en 1819 à Nîmes - mort en 1864 à La Grand-Combe). Poète occitan, dit "lou Troubaïré Massoùn". Il mourut en 1864, et le poète félibre ( Félibre : Poète ou prosateur en langue d'oc) Albert Arnavielle, originaire d'Alès, lut une poésie sur sa tombe.
Lafont Bernadette : comédienne née an 1938 à Nîmes, révélée par François Truffaut dans "Les Mistons".
Larguier Léo : (né le 6 décembre 1878 à La Grand-Combe - mort le 6 décembre 1950 à Paris) est un poète, nouvelliste, critique et essayiste. Né dans les Cévennes d'une vieille famille de paysans huguenots, il vint à Paris vers l'âge de 20 ans. Dès lors il ne quitta plus guère Saint-Germain-des-Prés dont il devait devenir l'historien. Il posait au poète « à l'ancienne », et écrivait de même. Il écrivit de nombreux ouvrages : romans, critique, essais, pièces de théâtre... Il fit partie de l'Académie Goncourt..
Lazare Bernard : (né le 15 juin 1865 à Nîmes mort en 1903) fut simultanément critique littéraire, journaliste politique (il couvre les évènements de la mine de Carmaux, il dénonce les crimes contre les Arméniens), anarchiste et polémiste. Il fut le premier des dreyfusards.
Levieux Reynaud : (Né à Nîmes 1613 mort à Rome en ?1694?) Son art, d'un austère classicisme hérité de Raphaël et d'un réel raffinement dans la facture soignée et les gammes de couleurs sobres, a été récemment remis à l'honneur.
Ozi Étienne (Nîmes, 9 décembre 1754 - Paris, 5 août 1813) est considéré comme le plus grand bassoniste de son temps. compositeur et pédagogue français.
Perrier François (1834-1888) : Né à Valleraugue, officier doublé d'un savant, membre de l'Académie des Sciences, il fut président du Conseil Général du Gard, fit construire l ’observatoire du Mont Aigoual et la route pour y accéder. Il fit poser le premier câble sous marin reliant la France à la Corse et l ’Algérie.
Perrier : Docteur, en 1865, une fois ses études terminées, il s'installe à Nîmes pour pratiquer. Tout en dirigeant l'établissement thermal d'Euzet-les-Bains, rédige de nombreux articles sur les vertus des eaux thermales et dépose de multiples brevets. En 1898, il achète la source (Au 19ème siècle, Napoléon III classe cette eau minérale afin de l'exploiter en tant qu'établissement thermal) et l'Etablissement Thermal de Vergèze se transforme en Société des Eaux Minérales, Boissons et Produits Hygiéniques de Vergèze..
Poise Jean-Alexandre-Ferdinand (Né 3 juin 1828 à Nîmes - † 13 mai 1892 à Paris, enterré au cimetière du Père-Lachaise) est un compositeur d’opéra-comique dont il a écrit les livrets ou participé à leur rédaction.Son premier opéra est Bonsoir voisin (1853), qui décide de sa carrière et demeure son succès le plus durable puisqu'il est encore joué en France et en Belgique.
Quatrefages de La Roquette Henri : Henri Quatrefages de La Roquette naquit au Vigan (Gard) le 15 juin 1731. En 1789, il fut député à la Constituante par la sénéchaussée de Nîmes et Beaucaire. Il prêta le serment du Jeu de Paume, fut nommé maire du Vigan en 1790, charge dont il démissionna en raison de sa fonction de député. Il fut aussi conseiller d'arrondissement du Gard. C'est grâce à ses efforts que le Vigan doit d'être un chef-lieu du département. Il fut inquiété sous la Révolution comme « fédéraliste », mais remis en liberté. Il mourut au Vigan le 8 avril 1824.
Questel Charles Auguste : (1807-1888) Il fut architecte diocésain de Nîmes, on lui doit à Nîmes l'église Saint-Paul. Il fut aussi chargé des monuments romains de Nîmes, du pont du Gard.
Revoil Henry Antoine : ( 1822-1900 ). Architecte, a travaillé, à Nîmes, à la restauration de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor. Avec Charles Questel, il dirige des fouilles, consolide et restaure les monuments gallo-romains à Nîmes. Il réalise également des temples comme celui d'Alès et l'église de Rochebelle dans la même ville, de nombreuses églises telles celles, entre autres, de Bessèges, Saint-Ambroix, Ganges, Manduel, Marguerittes, Aimargues ou encore des groupes scolaires tel celui du petit village de Congénies dans le Gard en 1867.
Rossel (Louis-Nathaniel Rossel), né le 9 septembre 1844 à Saint-Brieuc et mort (exécuté) le 28 novembre 1871 à Satory (enterré à Nîmes) ; homme politique (un des principaux acteurs de la Commune de Paris) et Colonel de l'armée française. Il est le seul officier de l'armée française à avoir rejoint la Commune de Paris en 1871 (dès le 19 mars) et a y avoir joué un rôle important (Ministre de la Guerre).
Subleyras Pierre (1699-1749) : Peintre né à Uzès, a donné - entre autres - deux tableaux très estimés : ' Le Serpent d'Airain ' et ' Saint-Bruno'.
Traucat François : Jardinier nîmois rendu célèbre par son infructueuse tentative de découvrir un trésor qu'il croyait enfoui dans la Tour-Magne. Il incita à la plantation du mûrier en Languedoc et en Provence.
Triaire Pierre : Né au Vigan en 1771, sergent de canonniers, il se fit sauter en 1799 à El-Arisch avec l'armée turque qui se préparait à occuper la place.
Vayrasse d'Alais Denis (XVII° siècle) : grammairien et écrivain, né à Alès, à qui on doit une Grammaire méthodique.
Valz Jean Elias Benjamin (27 mai 1787 – 22 avril 1867) est un astronome français de renommée internationale, Chevalier de la Légion d'honneur. Il est enterré au Cimetière protestant de Nîmes. Il découvrit depuis son observatoire de Nîmes la planète qu’il surnomma Nemausa.
UN PEU D'HISTOIRE...

L’origine de la ville est incertaine. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils prétendus d’Hercule héros éponyme de Nîmes.
Étymologiquement
Nemausus pourrait trouver son origine dans le mot celtique Nemos, qui
signifie lieu consacré à la Religion. Strabon et Pline rapportent
qu’une peuplade celte se serait établie dans cette région
au VI siècle av.J.C et aurait fondé l’antique capitale des
Volques Arécomiques. La victoire remportée sur les Arvernes
par Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus, en 121 av.
J.-C., décida du sort de la ville : l’inquiétude que
lui causaient ses voisins turbulents l'engagea à s'offrir d'elle-même
aux Romains et à se mettre sous leur protection sans pour autant
lui permettre d’échapper aux dévastations causées
par l’irruption des Cimbres et des Teutons. La colonie fondée par Octave Auguste
- sous la direction de Marcus Vipsanius Agrippa
( Têtes opposées d'Agrippa à gauche et d'Auguste à
droite La tête d'Agrippa est coiffée d'une couronne rostrale
laurée, celle d'Auguste est laurée. R/ COL - NEM. Crocodile
enchainé à un palmier qui est surmonté d'une couronne
; sous le crocodile, deux palmettes.)
Auguste (Latin : Caius Octavius Thurinus à sa naissance, Imperator Caesar Divi Filius Augustus à sa mort), d'abord appelé Octave puis Octavien, né le 23 septembre 63 av. J.-C. et mort le 19 août 14 ap. J.-C. est le premier empereur romain..... Octavien devient Auguste : ce titre est assez particulier. Conformément à la tradition romaine, il s'agit d'un surnom qu'on rajoute aux prénoms d'Auguste, tout comme on ajoute au nom d'un général vainqueur un surnom formé sur le nom du peuple vaincu. Il est décerné au général si le territoire de Rome a été accru par la victoire. Le terme Augustus est à forte connotation religieuse. Avant d'être décerné à Octave, il n'est employé comme adjectif qu'à l'égard d'un dieu. Il signifie élevé, consacré.
À Nîmes, subsiste des vestiges de la Porte d'Auguste avec sa statue. Située à l'est de l'enceinte, la porte d'Auguste, autrefois appelée porte d'Arles (porta Arelatensis) est une construction monumentale bâtie en grand appareil qui marquait, en venant de Beaucaire, l'entrée de la voie Domitienne dans la ville. La ville etait alors dotée de nombreux monuments et entourée d'une enceinte de 6 km de long. Nîmes était alors, par sa superficie la 3ème ville des Gaules.
Aurelius-FuIvius-Antoninus-Pius,
(nom latin d'Antonin le Pieux) (19 septembre 86 à Lanuvium, Latium
– 7 mars 161) est un empereur romain, qui régna de 138 à
161. Par son père (Titus Aurelius Fulvus, consul
en 89) et son grand-père (Titus Aurelius Fulvus,
consul en 85), il est originaire de Nemausus. La ville lui a été
reconnaissante pour tous les travaux d'embellisement qu'il fit entreprendre...Nîmes
lui doit son titre de "Cité des Antonins".
LE CHRISTIANISME...
Baudile a été martyr à Nîmes au IIIe siècle. Originaire d'Orléans, il décida d'évangéliser la région de Nîmes. Il y fut décapité pour avoir interrompu un sacrifice païen. Son culte se répandit très loin de Nîmes : de nombreuses localités portent son nom et plus de 400 églises lui sont consacrées en France, dont une, très importante, dans la cité où il perdit la vie.
Au début du V siècle (407-408), la ville eut à subir une invasion des Vandales qui se dirigeaient vers l'Italie....
Félix, Saint - Félix : natif de Bouillargues, est le premier évêque de Nîmes connu et fut une des premières victimes de la fureur des Vandales.
La période médiévale...
En 472, aux Vandales succédèrent les Wisigoths. Etant maîtres de la Narbonnaise ils entourèrent l'amphithéâtre romain (les arènes) d'un vaste fossé pour en faire une forteresse dans laquelle ils construisirent quelques maisons ; ils élevèrent du côté de la porte orientale deux tours carrées qui n'ont été démolies qu'en 1809. Cette nouvelle citadelle fut appelée Castrum Arenarum. Les Sarrazins s'étant emparés de la contrée en 737, Charles Martel, maire du palais, vint les assiéger et essaya de bruler le monument ; la couleur noire que l'on remarque du côté dû Nord provient, dit-on, de cette tentative. En 1100, la garde des Arènes fut confiée à des chevaliers qui formaient un ordre spécial ayant ses consuls particuliers et ses privilèges.
En 892, le comté de Nîmes passa dans la maison des comtes de Toulouse, puis aux Trencavels, vicomtes d'Albi, qui restèrent néanmoins soumis à la suzeraineté des comtes de Toulouse, avant de revenir en 1181 sous l’autorité directe des comtes de Toulouse.
Aton Bernard IV Trencavel : vicomte d’Albi et de Nîmes de 1074 à 1129. Bernard Aton V († 1159), vicomte d’Agde et de Nîmes. Les membres de la maison Trencavel furent à une époque parmi les seigneurs méridionaux les plus puissants après le Comte de Toulouse et le roi d'Aragon qui étaient leurs suzerains. À l'apogée de leur règne, ils détenaient les vicomtés d'Agde, Albi, Ambialet, Béziers, Carcassonne, Nîmes et du Razès.
LES GUERRES DE RELIGION
Nîmes reçut très favorablement les idées du calvinisme. Scindée en deux communautés, protestants etcatholiques se partagérent le pouvoir de façon pacifique mais le plus souvent après des violences exercées de part et d'autre. Ainsi, e 29 Septembre 1567, jour de la Saint-Michel, eut lieu la "michelade" au cours de laquelle 90 clercs catholiques furent assassinés par les protestants. La révocation de l’Édit de Nantes en octobre 1685 engendra à nouveau des persécutions à l'encontre des protestants. Les réformés ne pouvaient éduquer leurs enfants dans la religion calviniste, leurs inhumations étaient interdites dans les cimetières, leurs cultes encadrés et limités, et ils se voyaient refuser toute fonction publique. En 1702, suite à l'assassinat de l'abbé du Chayla à Pont-de-Monvert, commença la Guerre des Camisards.
Cavalier Jean de Ribaute : (mas Roux), né le 28 novembre 1681. Fils d'Antoine Cavalier et d'Elisabeth Granier. Goujat de ferme de son oncle LACOMBE de Vézenobre, puis mitron à Anduze. En 1701, repéré dans des assemblées, il part pour Genève. Il en revient en 1702, et après le meurtre de l'abbé du Chaila rejoint dans les Cévennes le groupe des insurgés avec quelques jeunes gens de la plaine ; il redescend en septembre, et de coup de mains en coups de mains, sa troupe s'équipe, s'aguerrit et s'agrandit. Seul ou en association avec Rolland, il dévaste les villages catholiques, brûle les églises, répand la terreur. Il n'hésite pas à attaquer les troupes royales, leur imposant parfois de cuisantes défaites comme celle du Devois de Martignargues en mars 1704. Peu après cependant, en avril 1704, sa troupe est dûrement défaite à Nages, ses "magasins" d'Euzet découverts et pillés. Il entame alors des négociations avec le maréchal de Villars, dépose les armes et part avec une poignée de fidèles. Il rejoint Genève et se met au service du duc de Savoie qui lui donne une charge de colonel. En 1706 il commande un régiment de l'armée anglo-portugaise composé en partie de camisards et de réfugiés (un de ses buts était de rejoindre les Cévennes en passant par la Catalogne), mais cette armée est défaite à Almansa, où il est grièvement blessé. En demi-solde, il fait la navette entre l'Angleterre et la Hollande jusqu'en 1710, et à partir de cette date vit en Irlande de la petite pension qu'il a obtenue. En 1735 il est promu général de brigade, puis en 1738 lieutenant-gouverneur de l'île de Jersey. Il meurt à Chelsea le 17 mai 1740 et est enterré le lendemain dans le cimetière de ce faubourg ouest de Londres.
Mazel Abraham (1677-1710), né le 5 septembre 1677 à Falguières près de Saint-Jean-du-Gard , prophète et combattant, est à la fois le premier et le dernier des camisards.Le 24 juillet 1702, Abraham Mazel, avec Pierre Séguier, dit "Esprit Séguier", et quelques autres, mène une expédition contre l'abbé du Chayla qui détenait prisonniers de jeunes inspirés, au Pont de Montvert. Le meurtre de l'abbé déclenche la guerre Le 14 octobre 1710 il est pris et abattu au Mas de Couteau près d'Uzès.

