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ALES-EN-CEVENNES - Place de la Mairie, 30100 - tél. 04.66.52.32.15- télécopie : 04.66.52.57.09 - Email : tourisme@ville-ales.net,-
Pavillon d'Accueil. En saison, du lundi au samedi de 9h à 19h sans interruption,
le dimanche et jours fériés de 9h à 12h - Hors saison, du lundi au samedi
de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30
La tête dans les montagnes et les pieds dans l'eau, vos yeux s'ouvrent sur un patrimoine naturel, culturel et architectural exceptionnel. Si des hauteurs du mont Bouquet, votre vue s'étend des Cévennes jusqu'au Ventoux et les Alpilles, celles de l'Aigoual vous ouvrent l'horizon jusqu'à la Méditerranée. C'est avant tout le contraste des couleurs, des formes et des parfums qui font la richesse d'Alès et de sa région.Alès est une ancienne cité sur la voie Régordane entre Saint-Gilles et Le Puy. Sur la colline de l'Ermitage qui la domine, on trouve des vestiges d'habitat préhistorique. Certaines dénominations de quartiers, comme Larnac ou Croupilhac, témoignent de l'existence d'exploitations agricoles à l'époque gallo-romaine. En 1629, Louis XIII assiégea la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitula après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rend, les quelques 2300 hommes présents en ses murs ne purent rien devant l'armée du roi. Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par Richelieu en habit militaire. Les huguenots furent autorisés par le roi à partir pour Anduze avec la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi. Le 28 juin 1629, Richelieu accorda aux protestants la paix d'Alais ou l'Edit de grâce. Cet édit qui leur retirait les places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l'édit de Nantes a été signé par Richelieu au camp de Lédignan. On dit que Louis XIII logea à l'auberge du Coq Hardi, dans la Grand'Rue. Cette rue, aujourd'hui démolie, se situait au bas de l'actuelle rue Jules-Cazot. On peut voir le blason au restaurant du Coq Hardi, rue Mandajors. Un fort de type Vauban fut bâti après la révocation de l'édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l'emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d'y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Il a abrité un temps une maison d'arrêt. Dans les premières années du XVIIIe siècle éclata la révolte populaire dite "des Camisards". En 1694, avait été créé l'évêché d'Alès, dont les titulaires les plus actifs furent Mgr d'Avéjan et Mgr de Beauteville. Le dernier évêque, Mgr de Beausset, abandonna son poste pendant la Révolution et l'évêché fut supprimé peu après, en 1790.A proximité de la ville, les camisards mirent les troupes royales en déroute. Le 22 septembre 1843, une ordonnance royale institua à Alès une école pratique destinée à former des maîtres-ouvriers-mineurs. Ce n'est qu'en novembre 1845 que la première promotion fut installée dans les locaux du collège d'Alès. Cet établissement est aujourd'hui une école d'ingénieurs réputée, l'école des Mines d'Alès EMA. En juin 1865, Jean-Baptiste Dumas fait appel à son ancien élève, Louis Pasteur pour venir étudier une maladie inconnue qui décime les élevages de vers à soie. Louis Pasteur arrive à Alès le 7 juin 1865 et s'installe au domaine de Pont de Gisquet sur la route qui mène à Saint-Jean-du-Pin. Il y restera 5 mois. Après quatre années de recherche, il découvre comment identifier les papillons malades et permet ainsi leur éradication avant que tout l'élevage ne soit infesté. Il sauve ainsi l'industrie de la soie dans les Cévennes. A partir du milieu du XIXe siècle et jusqu'au milieu du XXe, l'histoire de la ville est intimement liée à l'extraction du charbon. Alès fut un important centre industriel de la région Languedoc-Roussillon surtout à partir de 1840, date à laquelle Alès est relié au chemin de fer par l'inauguration de la ligne Beaucaire-La Grand-Combe (une des premières en France) par l'ingénieur et industriel Paulin Talabot. D'autres lignes furent ensuite créées dont notamment la ligne Alès-Bessèges. La ville d'Alès était le pôle principal du bassin houiller des Cévennes. Le site de Rochebelle, dans la commune, sur la rive droite du Gardon, a cessé son activité en 1968. En 1926, l'orthographe du nom de la ville, fixée au XVIIe siècle, est rétablie. Alais redevient Alès. .
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