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Colognac, sa renaissance grâce au tourisme rural

Publié, le : Sur Facebook
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A mi-chemin entre Méditerranée et

Hautes Cévennes, Colognac présente une grande diversité, offrant des paysages et une flore très variés, recélant une multitude de trésors à découvrir au détour des chemins tels les genêts, les bruyères, l’aubépine, l’églantier…
Dans les bois on trouve quelques mûriers, des chênes verts et le célèbre châtaignier.

Colognac se situe sur un plateau à 600 m d’altitude ; son relief torturé a été apprivoisé par les hommes au cours des siècles :
en témoignent les faïsses et les béals encore visibles aujourd’hui qui contribuent au charme du village. Ici, l’élevage entretient le paysage et maintient la tradition locale de la transhumance.

Une légende

Gargantua était un géant aussi grand qu’une montagne. Enfant, ses premiers mots furent “j’ai soif” et son père répondit “quelle garganta (gosier en occitan) tu as”… d’où son nom.

Un jour, en revenant de jouer aux billes sur l’Aigoual, il eut soif. Il bût tellement dans le Vidourle qu’il avala même un âne chargé de genêts qui traversait. Il toussa et ses billes tombèrent de sa poche.
Depuis, les bergers appellent ces rochers les boules de Gargantua…

Au 16e siècle, la Réforme trouve en Cévennes une terre de providence :
le village de Colognac se convertit à la nouvelle religion. Entre la promulgation de l’Édit de Nantes par Henri IV (1598) et sa Révocation par Louis
XIV (1685), les répressions alternent avec les périodes de tolérance.

Une Terre de résistance

Le village entier de Colognac se convertit au protestantisme au 16ème : en punition le roi le fit saccager en 1704.

D’abord clandestine et pacifique, puis armée, la résistance s’organise avec la guerre des Camisards de 1702 à 1704.
Le début de cette révolte est marqué par les dragonnades (répressions des dragons, soldats de Louis XIV), qui interdisent aux “Huguenots”  protestants) de se réunir pour pratiquer leur culte.

Malgré cela, ils continuent clandestinement dans les bois ou des lieux secrets appelés “Assemblées du Désert”.
Les Colognacais vont tirer partie du relief géographique, connaissant tous les chemins et toutes les cachettes huguenotes pour tenter d’échapper aux troupes royales.

Pendant la dernière guerre mondiale, le village de Colognac a pris une part active au développement du maquis. Certaines familles, au péril de leur vie, ont caché des étrangers, principalement des juifs. Les jeunes se réfugiaient dans les fermes pour se cacher ou pour demander du ravitaillement.
Par la suite, la résistance s’est étendue au delà du village, pour constituer le fameux maquis “Aigoual-Cévennes” dirigé par Marcel Bonnafoux dit Marceau.

Drailles et transhumances

A la fin de chaque printemps, lorsque l’eau et l’herbe manquent, les bergers se préparent à mener leurs moutons aux pâturages de l’Aigoual et de Lozère. Ainsi à la mi-juin, les troupeaux migrent et sillonnent les crêtes cévenoles, empruntant les drailles, anciennes voies de transhumance. Au mois de septembre, on peut assister à leur retour dans le village. A cette occasion,  la traversée des moutons décorés de pompons et de draillous est un vrai spectacle. Effectuée depuis des millénaires, la transhumance perdure sous la forme traditionnelle grâce aux éleveurs cévenols.

Les troupaux et le loup

C’est au col des Fosses, au dessus de Colognac, que le dernier loup présent en France fut tué. On raconte que le berger laissait ses moutons enfermés sous la garde de son chien.
Un matin il vit son chien et ses brebis ensanglantés ; le croyant coupable, il le tua d’un coup de bâton.
Mais quand il découvrit le cadavre d’un loup dans la bergerie, il comprit son erreur. Ce n’était pas le chien mais un loup qui avait décimé son troupeau…
On peut encore voir les «estripes-loups», anciens barreaux de fenêtres de ferme munis de pointes, au bas des murs de certaines maisons.
Lorsque le loup tentait de pénétrer dans la ferme, il s’éventrait.

À voir, à faire

L’Hoste
Ce groupe de maisons est déjà mentionné sous ce nom dans des actes du 15e siècle.
Placé sur la draille, il servait probablement de relais muletier.
L’auberge a subsisté jusqu’en 1900. On peut voir un portail de granit rose très ancien avec des marques d’aiguisage de faux encore visibles sur les encadrements.

Le Cap de Ville. La Cabanelle
Cette masse rocheuse située en haut du village était un lieu emblématique :
on y allumait des feux pour communiquer, annoncer le départ de la transhumance et fêter la Saint Jean. On peut encore voir de chaque côté de la
route les restes de ce rocher, le porche et les calades.

L’Angély
Ce lieu a été le siège de la seigneurie jusqu’à la croisade des Albigeois.
Son nom et la présence d’un chrisme gravé sur le linteau de la porte laissent penser qu’il s’y trouvait une chapelle.

La calade du Fabre. La Carairasse
Elle joint le quartier du Fabre à celui de l’Agulharié.
Cette plus ancienne rue du village permettait de relier la forge à une ou plusieurs tréfileries domestiques (travail du fil de fer).
Depuis le chemin, on peut apercevoir une pierre creusée, sans doute un contrepoids, rappel de l’activité métallurgique qui se déroulait non loin de là.

La Guralier
Déformation récente de l’Agulharié (fabrique d’aiguilles en occitan).
Dans les villes du Languedoc, ce nom était donné aux rues spécialisées dans la vente des aiguilles, épingles, fil de fer… On les fabriquait à Colognac.

Le Dori
Le lieu-dit Dori correspond aux deux mas taillés dans le roc, désignés par un seul nom sur le cadastre :
Mas del Ranc. Le chemin qui mène du Dori au Tubet est la calade du Grel.

Fond de Ville, la maison des Dragons

Anciennement logis du Viguier (autorité judiciaire et militaire), la maison fut réquisitionnée avant la Révocation de l’Édit de Nantes.
Derrière la meurtrière d’angle du bâtiment, les dragons contrôlaient les allées et venues par l’unique voie d’accès appelée Alléio.

Le Tubet
Ancien emplacement du temple qui fût démoli en 1683 sur ordre du Roi pour punir la commune d’avoir accueilli un rassemblement interdit des paroisses protestantes. On y trouve aujourd’hui le “Café de Pays” et la boulangerie.

Le Temple
En 1684, avec les pierres du temple démoli la même année, on a construit une église pour remplacer celle de Saint Brès tombée en ruines. Temple de la Raison en 1793, il est ensuite dévolu au culte protestant.
Aujourd’hui, l’édifice a vocation cultuelle et culturelle.

Attachant par les marques de son histoire, Colognac développe un tourisme rural diversifié en termes d’hébergements, de produits de terroir, de commerces de proximité et de randonnée pédestre le long des drailles (GR6). Son Café de Pays confirme la tradition d’accueil et de convivialité
propre à nos régions.

204 habitants
Mairie" MAIRIE : 30460 COLOGNAC Tél : 04 66 85 27 88
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Colognac

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