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Jonquières-St-Vincent, en Terre d’Argence, terre de vignobles🖍

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Situé sur le passage de la  voie Domitienne

Le village trouva son nom dans les joncs couvrant autrefois son emplacement actuel, est issu de ces marécages, de ces paluds dont le souvenir existe encore, perpétué de nos jours par le quartier des Paluds.

Totalement en plaine (à part les collines de Pécoulette), son territoire formé par un gigantesque dépôt alluvien, l’endroit ne fut pas propice à l’installation de l’homme préhistorique. On a bien découvert quelques armes de l’époque de Hallstatt (900 à 500 avant Jésus-Christ) mais cela ne démontre pas une occupation.

Par contre, on peut admettre comme possible la présence romaine… non pas dans la plaine, mais sur les hauteurs du Château de Pécoulette où furent exhumés des éléments d’édifice et soixante-dix tombes.

L’histoire de Jonquières commence avec les textes en 1126, époque à laquelle « le palud » de Jonquières fut donné à l’Évêque d’Orange Bérenger.

En 1146, il existait un bourg puisque le testament de 1166 de Tiburge, Princesse d’Orange légua le tiers de Jonquières à Rambaud cependant que Causans fut adjugé à Guillaume.

Vers la même date on trouve aussi l’existence du fief de Causans apporté en 1150 en dot par Tiburgette, fille de Tiburge à Adhémar de Vincens. Proche de Jonquières et de Causans existait déjà également la seigneurie de Malijay. Les seigneurs de Causans et de Malijay étaient vassaux du Prince d’Orange.

Certaines terres du voisinage ont appartenue également aux Templiers (1264) puis à l’Ordre de St Jean de Jérusalem.

En tout état de cause, Jonquières, à cette époque, appartenait à la Principauté d’Orange et celle-ci formait une enclave au milieu des États pontificaux.

Cette situation avait des inconvénients majeurs. Jonquières eut ainsi à souffrir en 1374 d’une guerre entre le Pape et le Prince d’Orange.

Le bourg connut au siècle suivant des heures d’inquiétude. D’abord par la présence de la peste aux alentours et ensuite par la venue des Bretons conduits par Du Guesclin. Jonquières ne fut pas suffisamment protégé, car six ans plus tard les compagnies de bretons assaillirent le village et le pillèrent !

Vinrent les guerres de religion. Le prince d’Orange avait pris parti pour la réforme. Ce ne fut pas une période de calme pour les Jonquièrois pris souvent entre deux feux.

Le 5 juillet 1562 un combat acharné eu lieu entre Causans et Beauregard, mettant aux prises les armées du comte de Suze, chef des catholiques du Comtat et celles du célèbre Baron des Adrets, chef des Calvinistes, fanatique protestant. Après leur défaite, les Calvinistes revinrent en 1568 à la charge et s’emparèrent de la ville, mais n’y restèrent pas très longtemps.

En 1567, Jonquières néglige de nommer un capitaine pour la garde de la ville contre les incursions catholiques. Le Prince d’Orange y commet François de St Laurens, que les Jonquiérois refusent. On le leur impose et les consuls de la cité sont arrêtés.

En 1568, Jonquières est occupé par les troupes protestantes.
Avec les guerres de religion et les épidémies de peste qui constituaient alors un danger, les consuls de Jonquières décidèrent, en 1587, la construction d’une « forteresse » avec quatre portes et fossés. Plusieurs maisons furent achetées, transformées et fortifiées. Dans le courant du XVIIème siècle, les remparts furent réparés. (De nos jours les remparts n’existent plus ou partiellement, ils ont été démolis ou englobés dans des maisons d’habitations dans le centre ancien)

La paix est revenue. Vers 1630, le prince d’Orange établit en fief le domaine de Beauregard. Le château a été construit vers cette époque sur l’emplacement d’une hostellerie.

La peste était un souci majeur à cette époque. Lors de l’épidémie de 1629-1630, la maladie atteignit le village.

En 1731, Jonquières fut rattachée à la France en même temps que la Principauté d’Orange. Quatorze ans après, la « terre » de Jonquières fut inféodée au Chevalier de Causans.

La révolution semble avoir eu peu de répercussion à Jonquières qui resta hors des luttes mettant aux prises fédéralistes et patriotes, Girondins et Montagnards.

 » …La commune de Jonquières acquiert son aspect actuel. Elle semble fort bien administrée puisque en 1808 les « Mémoires statistiques du Vaucluse de Pazzis » citent Jonquières en exemple pour les travaux réalisés :

Jonquières. Cette commune a concédé, partie à titre onéreux en faveur de son hôpital, partie à titre gratuit, des emplacements, déterminés autour de ses remparts, avec la permission d’y élever des bâtiments et de les y appuyer, mais à la charge de combler les fossés et de construire les maisons sur un plan uniforme. Ainsi les remparts se trouvent réparés, soutenus, et agréablement masqués. Des plantations bien ordonnées au devant de ces nouvelles maisons présenteront un jour l’aspect le plus gracieux et Jonquières sera bientôt le plus joli bourg du département. »

Jonquières, désormais s’étend hors de ses anciens murs. Des fermes dispersées se sont installées et ce nouveau fait oblige la municipalité à aménager ou à créer des chemins vicinaux. Les travaux commencèrent vers la fin de l’Empire et durèrent une vingtaine d’années.

En 1851, la commune compte 2375 habitants.

Vers la même époque l’installation du Canal de Carpentras qui ne se fit pas sans difficultés, financières d’abord, puis du fait de l’opposition de certains propriétaires qui ne voulaient pas concéder gratuitement leur terrain.
Entre les deux guerres mondiales, les usines employaient beaucoup de personnel, l’agriculture et le négoce étaient en pleine expansion.

Jonquières est devenue à cette époque le pays des « épiciers » le village des camionneurs, et son activité rayonnait dans toute la région.

L’agriculture était alors riche et diversifiée, l’industrie était florissante et dynamique et le commerce prospérait (avec notamment les fabriques à soie, la conserverie Blanc devenue Portalis après la seconde guerre, la distillerie Girard créée en 1930 de renommée internationale, la fabrique de sièges Laffanour créée depuis1840).

Les cultures maraîchères, fruitières et viticoles se développèrent grâce notamment à l’irrigation avec le Canal de Carpentras qui joue ici un rôle prépondérant.

Une orientation plus particulière est donnée à la culture de la tomate qui alimentait les conserveries.

Au fil du temps, la production de pieds-mères pour produire les porte-greffes est devenue avec la viticulture importante et génératrice de nombreux emplois saisonniers pendant l’hiver.

Aujourd’hui Jonquières est l’une des plus spécialisées à l’échelon national pour la production de vigne mère, de plants racinés et greffés soudés, exportant bien au-delà de nos frontières. Jonquières est une terre viticole et agricole gorgée de soleil, on peut y découvrir d’excellents crus (voir liste des caves : rubrique Tourisme).
Bibliographie :  À-DE-RÈNG COUME  À JOUNQUIERO Tome I : Jounquiero d’aquéu tèms Tome II : Quand se parlavo de noste village Deux ouvrages à découvrir Réalisé Par Jean Pierre MONIER

À VOIR, À VISITER…

Vestiges antiques. Vestiges gallo-romains. 2 bornes milliaires de l’empereur Claude, en bordure de la voie romaine.

Enceinte de l’ancien château fort 12ème.

Anciens moulins à blé.

 Chapelle romane Saint-Laurent 12ème (MH) : voûte soutenue par 2 bornes milliaires du temps de l’Empereur romain Claude, en provenance de la voie Domitienne, croix byzantine, vestiges carolingiens. À ce sujet, consultez la base Palissy

Quatre châteaux entourent le village de Jonquières et  représentent une partie importante de son Patrimoine historique. Ils se situent aux 4 coins du village et témoignent chacun d’une époque.

Les anciennes Halles datent du début du XIXème siècle. En 1835, cette bâtisse est construite avec les pierres de l’ancien portail des remparts du village. A l’origine, elle est accolée à ces remparts. Avant d’être destinée aux Halles, au XVIIème siècle elle abrite alors l’Hôtel de Ville, puis sert de poste de garde des remparts, de forge, puis de four à pain.

La commune a adhéré à la communauté de communes de Beaucaire Terre d’Argence. A l’est, près de Beaucaire, la petite plaine de Jonquières-St-Vincent compose un site original, incisé en creux dans la plaine de la Costière et reliée à Comps, vers le Gardon, par la RD 102.

Le paysage a d’ailleurs inspiré Alphonse Daudet pour son conte  » La Chèvre de Monsieur Seguin ». Le poète séjourna au Mas St-Laurent.

Parcours de santé dans le Gard PARCOURS DE SANTÉ PARC SPORTIF COMMUNAL DE JONQUIÈRES-SAINT-VINCENT : Avenue de Vezza d’Alba – Aménagements en faveur des personnes handicapées moteur – Largeur : 10m – Longueur : 300 m

PARC SPORTIF COMMUNAL Surface : 3000.00 m² : 3 COURTS DE TENNIS – 2 MURS DE TENNIS – 1 TERRAIN DE FOOTBALL – 1 TERRAIN MINI BASKET

 Chaque année, le 3ème week-end de janvier , ont lieu les Fêtes de la St-Vincent : fête du vin avec dégustation, animations de confréries du vin, procession,…

LES MARCHÉS VENDREDI MATIN

Aimargues : Tout produit – Barjac : Tout produit – Bellegarde : Tout produit – Le Cailar : Tout produit – Dions : Alimentaire – Cendras : Tout produit – Gallargues : Tout produit – Générac : Tout produit – Générargues : Tout produit – Jonquières : Alimentaire – Lasalle : Tout produit – Mialet : Alimentaire – Molières : Tout produit – Mus : Alimentaire – Remoulins : Tout produit – Rousson : Alimentaire – St-Hippolyte-du-Fort : Tout produit – St-Laurent-d’Aigouze : Tout produit – St-Quentin : Alimentaire – Salindres : Tout produit

TERRE DE VIGNOBLESLes Costières-de-nîmes sont une appellation d’origine contrôlée faisant partie du vignoble de la vallée du Rhône. Située à l’extrême sud-ouest de la vallée du Rhône, juste au dessus de la Camargue, cette appellation produit principalement des vins rouges et rosés. Ces vins ont intégré les AOC en 1986. L’appellation portait le nom « costières-du-gard » avant de devenir « costières-de-nîmes » en 1989.

Les galets appelés localement « Gress »caractérisent le plateau des Costières. On trouve également dans ces sols un lit d’argile rouge appelé « gapan », situé parfois en surface, mais le plus souvent en profondeur. Le « Taparas », sorte de ciment calcaire, lie quant à lui, les galets entre eux.

Logo Costières de Nîmes24 communes du Gard produisent des vins d’appellation  » Costières de Nîmes » : Aubord, Beaucaire, Beauvoisin, Bellegarde, Bernis, Bezouce, Bouillargues, Le Cailar, Caissargues, Garons, Générac, Jonquières-Saint-Vincent, Lédenon, Manduel, Meynes, Milhaud, Nîmes, Redessan, Rodilhan, St-Gilles, Sernhac, Uchaud, Vauvert , Vestric-et-Candiac

office de tourismeFait partie de la Communauté de Communes  » Terre d’Argence » :

Jadis, ce territoire qui semble naître dans les textes à partir de 825 se situait au sud-est de Bellegarde. Il était borné à l’est par le Rhône, à l’ouest par Bellegarde, Manduel, Redessan, au sud par le petit Rhône au nord par le Gardon. Relevant principalement du diocèse d’Arles, il comprenait 11 paroisses dont, outre des lieudits aujourd’hui disparus, celles de Beaucaire, Fourques, Comps, Jonquières, Meynes. D’Argence, seuls subsisteront à partir du XIIIème les lieudits de Grande et Petite Argence. Aujourd’hui, depuis 2002, c’est l’appellation donnée au territoire de la communauté de communes constituée par :

Beaucaire  |   Bellegarde  |    Fourques  |    Vallabrègues  |     Jonquières St-Vincent

COMMUNES CONCERNÉES PAR CETTE UNITÉ DE PAYSAGE :

Aubord Beaucaire Beauvoisin Bellegarde Bernis Bezouce Bouillargues Caissargues Comps Garons Générac Jonquières-Saint-Vincent Langlade Lédenon Manduel Marguerittes Meynes Milhaud Montfrin Nîmes Redessan Rodilhan St-Gervasy St-Gilles Uchaud Vauvert Vestric-et-Candiac

Mairie"
 MAIRIE : place de la Mairie 30300 JONQUIÈRES ST VINCENT Tél : 04 66 74 50 12
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Jonquières

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Jonquières 43.827226, 4.563317

http://www.jonquieres.fr/

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