Le dimanche 15 septembre 2019 . Bienvenue à Nîmes, dans le Gard

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Lasalle, sur la Salindrenque🖉

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Doit son origine à la présence

d’un monastère ou d’une annexe (La salle : la Cella ?).

La Cella Sancti Petri (La salle) fut construite sur une butte au Moyen Âge par les moines et a donné son nom au village. Seule la porte romane  datée de 1160 témoigne de cette époque.
Par la calade remontant au XVIe siècle, la visite se prolonge à l’extérieur du village vers le château de Cornelly, le Rocher de la Lune et le Bosquet du souvenir.

Au 16ème, les habitants de la ville adoptèrent massivement la Réforme. Lasalle fut déchiré par les guerres de Religion, celle menée par le duc de Rohan puis celle des Camisards.

Par la suite, la commune connut une certaine prospérité due aux filatures de soie.

À la suite du redoutable hiver de 1709 qui détruisit les châtaigniers, de nouvelles ressources se développent. La culture du mûrier et l’élevage du ver à soie apportent ainsi la prospérité au village et du travail à une grande partie de la population.
Vers 1850, la production de la soie grège à Lasalle est la plus importante de la région, connue dans la confection des fameux bas des Cévennes, réputés dans toutes les cours royales.
Cependant une maladie du ver à soie, la pébrine, et la concurrence des nouvelles matières synthétiques font décliner l’activité provocant en quelques décennies une grave crise économique dans le village comme dans toute les Cévennes.

Situé au cœur de la Cévenne méridionale, à l’abri des montagnes du Liron et du Brion, le village de Lasalle baigne dans un écrin de verdure tout en bénéficiant d’un climat méditerranéen.
Lasalle, c’est d’abord la Salindrenque qui désigne à la fois la rivière qui traverse le village et aussi la vallée cévenole où les vents de l’Histoire ont soufflé.
À l’écart des grandes routes, entouré de collines de châtaigniers, c’est un lieu de rencontres de l’homme avec la nature. Son environnement, modelé par l’activité humaine depuis des générations, ses conditions de vie difficile et son histoire, font de Lasalle un village de caractère, encore bien protégé.
Déchiré par les guerres de religion, Lasalle a longtemps été une terre de lutte et d’héroïsme, de passion, une terre de refuge et de liberté. Lasalle a
également joué un rôle important dans l’organisation du Maquis.
Les filatures de soie, encore nombreuses tout au long de la rivière, révèlent une prospérité et une activité importantes. Les vieilles maisons   cévenoles, qui bordent la rue principale, malgré leur aspect austère, témoignent d’un riche passé. Hautes de trois ou quatre étages, elles sont  révélatrices de l’exiguïté du site et du choix des villageois d’affecter les quelques terrains plats du village à l’agriculture et l’élevage.
Aujourd’hui, Lasalle, ce village cévenol fier de son passé, est un lieu où il fait bon vivre, se reposer,découvrir la nature, et où rayonne une forte activité culturelle.

Alphonse Daudet au Vallon
À l’âge de 17 ans, Alphonse Daudet passe un été à Lasalle chez ses cousins filateurs et compose trois poèmes, dont « La perle des vallons », inspiré de ses promenades alentours :
Quelque part dans le creux d’un vallon ignoré
Je sais un nid charmant  adorable et adoré
Où trois amours  d’oiseaux
Vont et viennent à leur aise …
Ce val, ce val d’amour,
on le nomme Lasalle
Oh ! Dites, n’est-ce pas la perle des vallons ?

À VOIR, À VISITER…

À l’entrée du Pont Vieux – (16ème) enjambant la Salindrieque – se trouve la filature Roux, édifiée en 1854, et dont la façade s’orne de 11 baies plein cintre).  Le village compta 11 filatures construites le long de la Salindrenque. L’industrie (nouvelle) de la soie nécessitant de grands espaces et beaucoup de lumière, une architecture nouvelle et caractéristique se développe : ainsi ces grands bâtiments rectangulaires ajourés de hautes et larges ouvertures cintrées.

Vieilles maisons cévenoles du quartier de la Mouthe et du Cap de Ville et quelques très belles fontaines dans le village.

Le bourg s’étire en une longue et étroite rue de près de 2 kilomètres.Véritable épine dorsale du village, elle distribue de nombreuses ruelles et passages, assurant des liaisons avec la rivière. Au Moyen Âge, le village, serré entre deux collines, se composait de 2 îlots denses, en promontoire : la Mouthe et le Cap de Ville, reliés par un petit chapelet de maisons et de fermes le long du canal. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que la liaison entre les deux parties du village est réalisée, grâce à la construction d’un quartier de maisons bourgeoises aux hautes façades.

La Traverse des endettés : parallèle à la rue principale, ce passage permettait aux Lasallois qui avaient laissé une « ardoise » dans leurs commerces habituels, de se rendre discrètement dans les commerces d’un autre quartier.

Château de Cornely gentilhommière du XVIe siècle, reconstruit au 20ème, le château servit de refuge aux prédicateurs protestants. Il fut brûlé par les Allemands le 16 juin 1944, et entièrement reconstruit.: grande terrasse à balustrades, beau panorama.

Château du Solier de Clarou 19ème, copie du château primitif 12ème/16ème. De style « walter Scott », il fut construit à la fin du 19ème siècle à la place d’un mas du 15ème siècle, dont on a conservé une porte ogivale et une fenêtre à meneaux à croisière sculptée.

Château de Calviac 13ème, en partie reconstruit au 16ème, restauré 19ème domine le hameau de Calviac, faisant face au Castellas de Saint Bonnet. À ce sujet, consultez la base Palissy

À noter que les châteaux sont des biens privés et ne se visitent pas.

Le pont vieux : Antérieur au XVIe siècle, il a résisté aux nombreuses crues. Longtemps unique passage permettant de traverser la Salindrenque, il rendit  possible le commerce avec les communes de Sumène et Saint Jean du Gard.

Les fontaines : on compte quatre fontaines dans le village. À cet emplacement, s’érigeait le pilori du Roi qui fut remplacé par une croix marquant le carrefour des premiers chemins qui traversaient le village.  La  fontaine de l’Amour tient son nom des galants de jadis qui contaient fleurette aux demoiselles venues y remplir leurs cruches. Elle a pour réputation de fournir la meilleure eau du village.

Le Temple : l’édifice actuel, inauguré en 1829, se caractérise par son architecture circulaire et son péristyle. Il remplaça les deux précédents édifices situés au Colombier et au centre du village, détruits successivement aux XVIe et XVIIe siècles sur ordre du Roi.

L’église : construite avec les pierres du second temple par les nouveaux convertis sous l’ordonnance de l’intendant Basville, elle est achevée en 1689. À l’origine existait la chapelle romane située sur la colline de la Mouthe mais les protestants la détruisirent en 1562 pour édifier le temple du
Colombier.

Le bosquet du Souvenir :  en 1935, l’instituteur du village, FrançoisViala, fait l’acquisition de deux parcelles afin de créer un bosquet du souvenir à la mémoire des  combattants morts pour la France au cours de la Grande Guerre.
Il y fait planter une centaine de cèdres dont chacun porte le nom d’un soldat. Les mazets tous proches, servirent de refuge aux maquisards, devenus biens communaux, ils sont en cours de restauration.

LES MARCHÉS VENDREDI MATIN :
MarchésAimargues : Tout produit – Barjac : Tout produit – Bellegarde : Tout produit – Le Cailar : Tout produit – Dions : Alimentaire – Cendras : Tout produit – Gallargues : Tout produit – Générac : Tout produit – Générargues : Tout produit – Jonquières : Alimentaire – LASALLE : Tout produit – Mialet : Alimentaire – Molières : Tout produit – Mus : Alimentaire – Remoulins : Tout produit – Rousson : Alimentaire – St-Hippolyte-du-Fort : Tout produit – St-Laurent-d’Aigouze : Tout produit – St-Quentin : Alimentaire – Salindres : Tout produit

ZNIEFF Baignades : LES HAUTS GARDONS

Baignades, pêche, chasse. Randonnées pédestres. VTT. Parc municipal des Glycines. Camping ; gîtes ruraux. Artisanat. Foyer socioculturel avec animation permanente.

ZNIEFFZone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) CÉVENNES DES HAUTS GARDONS : Localisation : Génolhac – St-André-de-Valborgne – St-Jean-du-Gard – Alès – Bessèges : Superficie 37 000 ha. Parc National des Cévennes, zone centrale et zone périphérique. Point de passage de nombreuses promenades à pied (notamment avec le GR 67).  Pistes forestières et reboisement. Pêche et chasse. Activité agricole : élevage et prairies de fauche. Habitat diffus. Fréquentation automnale par les ramasseurs de champignons. Cette zone englobe la partie la plus haute des Cévennes proprement dites, depuis 900 m d’altitude jusqu’aux environs de Saint-Jean-du-Gard et d’Alès. Ce versant méditerranéen très abrupt se creuse de profonds ravins : les valats ; les torrents cévenols, accrus par de fortes averses, lacèrent les schistes, formant des crêtes comparables à de longues lanières étroites : les serres. La sécheresse estivale très sensible, associée aux effets de l’érosion provoquée par les fortes pluies d’automne marque l’aspect général du paysage. En ce qui concerne la végétation, les versants les plus secs sont orientés au sud ; ils sont soulignés de rochers vifs et ponctués d’une végétation discontinue : Chêne vert , Pin maritime , lande à Bruyère , Ciste , Genêt à balai et Genévrier. Les versants nord, moins secs et plus boisés, sont surtout peuplés par des châtaigniers. La délimitation du site est basée sur des critères paysagers, géomorphologiques, écologiques et liés aux activités humaines. Les limites retenues sont les suivantes : au nord : il s’agit de la limite de la série de végétation du Chêne pubescent qui vient butter contre la série du Chêne sessile à affinité atlantique et montagnarde à l’ouest et au sud-ouest : la limite s’arrête au Bardou et à la Vallée Française en excluant les zones urbanisées (Saint-Etienne-Vallée-Française) à l’est et au sud-est : la limite s’arrête aux bassins d’Alès et de Saint-Jean-du-Gard. Plus au nord, ce sont les villes de Chamborigaud et de Génolhac qui marquent la transition entre les Cévennes lozériennes et les Cévennes gardoises.

 Richesse patrimoniale : 1 – Floristique : Les nombreux escarpements rocheux abritent une flore rupestre méditerranéenne intéressante (dont certaines espèces sont originaires d’Afrique du Nord) et parfois endémique. Citons notamment : Chrysanthemum monspeliense : endémique cévenole et poussant sur les milieux rupestres – Saxifraga clusii : espèce endémique mais possédant plus de 10 stations en Lozère – Thymus nitens : endémique cévenole – Halimium alyssoides : plante d’origine marocaine, possédant ici sa seule station connue dans la région – Cistus populifolius : espèce protégée – Osmunda regalis – Cheilanthes hispanica : à Notre-Dame de Valfrancesque   Pinus nigra subsp. salzmannii : ce pin indigène constitue une relique de l’époque tertiaire Un peuplement existe à l’extrême nord de la zone aux environs de Coudoulous ainsi qu’au col d’Uglas.

2 – Faunistique :  Les vastes espaces forestiers de ce massif abritent une faune riche en grands mammifères chevreuils , cerfs et petits mustélidés : 1 – Martre , 2 – Genette 3 – Fouine.  Dans les ruisseaux temporaires ou permanents, on rencontre :  le Barbeau méridional : cette espèce d’origine saharienne est présente en France seulement dans le sud du Massif-Central et les Pyrénées-Orientales Son écologie particulière lui permet de coloniser les ruisseaux temporaires où seule subsiste une poche d’eau en été – l’Ecrevisse à pattes blanches : une population relativement importante se maintient dans les ruisseaux de la zone du Parc des Cévennes ;   le Castor : bien que le biotope lui soit peu favorable (berges abruptes, cours d’eau étroit et peu végétalisé), quelques individus colonisent les ruisseaux de Saint-Germain-de-Calberte et de Saint-Martin-de-Lansuscle.  Les hautes Cévennes présentent des intérêts tout à fait exceptionnels, tant d’un point de vue écologique que faunistique ou floristique. Cette vaste étendue restée sauvage et très peu artificialisée est un refuge et une aire d’accueil importante pour bon nombre d’espèces animales et végétales. Les milieux rupestres, peu transformés par l’homme, et où l’eau et le sol sont quasi inexistants, sont colonisés par une flore spécifique (mousses, lichens, sédum, fougères), parfois endémique ou rare. Ce sont aussi des refuges précieux pour bon nombre d’oiseaux et notamment des rapaces devenus rares sur le territoire national qui y trouvent la tranquillité et des sites de nidification dans les cavités, grottes et vires rocheuses. Enfin soulignons la présence de plusieurs futaies de Chêne vert de belle venue, préservées jusqu’à présent des coupes et des incendies.

Bibliographie – Source DEJEAN R. – Parc National des Cévennes – Communication orale. FOUBERT D. – Parc National des Cévennes – Communication orale. BOUSQUET G. – COGARD. – Communication orale. CONSERVATOIRE BOTANIQUE DE PORQUEROLLES – Inventaire des espèces rares et menacées du Languedoc-Roussillon Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Environnement Maîtrise d’ouvrage déléguée nationale : Secrétariat de la Faune et de la Flore du Muséum National d’Histoire Naturelle Maîtrise d’ouvrage déléguée régionale : Direction Régionale de l’Environnement Languedoc-Roussillon (DIREN) Maîtrise d’oeuvre : Institut des Aménagements Régionaux et de l’Environnement (IARE Montpellier)



office de tourismeOffice de tourisme Lasalle Centre F. Viala.

30460 – Rue de la Place – tél : 04.66.85.27.27 – télécopie : 04.66.85.27.27 – Syndicat d’Initiative de la Vallée Française – tél. 04.66.44.70.41

1052 habitants
Mairie" MAIRIE : place Jean Gazaix 30460 LASALLE – Tél : 04 66 85 20 34
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Lasalle

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Lasalle 44.045257, 3.854010

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Fléchon
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Fléchon

bonjour,
Vous le savez peut être, le Solier a été reconstruit par Raoul de Cazenove de 1888 à 1891. L’histoire des Cazenove se trouve sur internet: les palinodies de deux négociants huguenots, dans l’Histoire en hisroires.
Meilleures salutations, Jacques

PECQUEUR Pascale
Invité
PECQUEUR Pascale

Bonsoir, Dans le paragraphe ci-après, il s’agit de la traverse des endettés et non pas des édentés !…
La Traverse des édentés : parallèle à la rue principale, ce passage permettait aux lasallois qui avaient laissé une « ardoise » dans leurs commerces habituels, de se rendre discrètement dans les commerces d’un autre quartier.
Bien cordialement
Pascale