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L’exploitation du charbon dans le Gard

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L’exploitation de la « terre noire » est très ancienne en Cévennes

La première trace attestée d’exploitation du charbon remonte à 1230.
Pendant quelques siècles, les veines de charbon en affleurement sont exploitées sporadiquement par les propriétaires des terrains. On a d’abord gratté la terre et quand on le pouvait on creusait directement des galeries (fendues) ou des puits (beaumes) pour accéder à un gisement plus  important. Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle l’exploitation reste artisanale, partielle et surtout sans autorisation.
A partir de 1774 un arrêt du Conseil Général des Mines en France impose de demander une autorisation pour exploiter de la houille.
Ainsi Pierre-François de Tubeuf obtient du roi la concession exclusive pour l’ensemble du bassin (Alès, Saint-Ambroix, Pont-Saint-Esprit, Laudun, Uzès, Anduze).
En contrepartie il doit dédommager les propriétaires des terrains. Il innove et modernise l’exploitation (roulage au fond, la traction animale et surtout une main d’œuvre qualifiée. Les bons résultats attirent la jalousie de la population locale.

Il est d’ailleurs gravement blessé en 1784 par le Duc de Castries (maréchal de France et ministre du roi). On lui retire ses concessions en 1784. Il s’exilera aux Amériques en 1788.
Le 21 avril 1810 la loi napoléonienne sur les mines rend les concessions perpétuelles et transmissibles.
L’aventure industrielle du charbon débute et va rapidement transformer les vallées.
Au-delà des bâtiments industriels, on construit des logements pour les ouvriers, appelés « casernes », disséminés autour des gisements.

8 compagnies minières exploitent le minerai au XIXème siècle.
A la nationalisation en 1946 elles sont regroupées pour former les Houillères du Bassin des Cévennes (HBC) et qui à leur tour, en 1968, sont
intégrées dans les Houillères de Bassin du Centre-Midi (HBCM) et deviennent « Unité d’Exploitation (UE) du Gard ».
Des 21 puits en activité, il n’en reste plus que 4 en 1974.
Le nombre de mineurs de fond diminua aussi. A la même époque, on n’en comptait que 1500. Le discours était pessimiste et ce sont les questions de la fermeture des derniers sites, du chômage et de la reconversion qui alimentaient la plupart des conversations.
En faisant singulièrement augmenter les prix des hydrocarbures les chocs pétroliers qui survinrent en 1973 et en 1979 placèrent à nouveau le charbon sur l’avant scène des matières énergétiques compétitives. Ce renouveau de la houille suscita des espoirs et attira des investisseurs. Malheureusement cela ne dura pas.

Si les chocs pétroliers successifs profitèrent de façon certaine au charbon européen (en général) et au charbon français et cévenol (en particulier), ils bénéficièrent aussi à d’autres pays, déjà plus compétitifs avant la survenue de ces deux grandes crises. Signe annonciateur des temps à venir le puits Saint-Florent, un des plus modernes d’Europe et le plus moderne du bassin cévenol, fut dynamité le 25 mai 1975.
En 1980, les mineurs grévistes occupèrent le fond du puits Destival quatorze mois durant. Après un bref regain d’activité qui débuta en 1981, le puits Destival ferma en 1984 et celui des Oules n°2 en 1986.

L’exploitation se poursuivit alors au moyen des mines à ciel ouvert ou découvertes du Pontil et de Mercoirol. Ces deux exploitations ont cessé toute activité extractive à la date du 31 janvier 2001.

La mine témoin d’Alès :
Ouvrage d’art minier unique en France – si d’autres organismes à vocation analogue existent effectivement dans l’hexagone, les structures souterraines que ces derniers sont en mesure de présenter au public ne sont que des reconstitutions – la Mine Témoin d’Alès a vu le jour au sortir de l’immédiat après-guerre.

Connue à ses origines sous le sigle de QMT, la Mine Témoin d’Alès est l’ancien Centre de Formation des Houillères des Cévennes. Le site web

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Alès

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Alès 44.127204, 4.083352

 

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