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Saint-Pons-la-Calm, un balcon sur la Tave.

Partage Facebook | Paru, le : 25 novembre 2010
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Appartenait aux comtes de Toulouse.

Le saint patron éponyme du village était l’objet d’une grande ferveur au Moyen-Age, surtout dans le sud de la France. C’est en effet à Cimiez, près de Nice, que Poncius (ou Pontius), un soldat romain qui s’était converti au christianisme avait trouvé refuge. C’est là qu’il est mort martyr en 258 sous le règne de Valérien. Très tôt canonisé, ses reliques furent déposées à Thomières, ville érigée plus tard en siège épiscopal par Jean XXII, aujourd’hui Saint-Pons-de-Thomières, chef-lieu de canton de l’Hérault. Sa fête tombe le 5 Mars.

Jusqu’à une certaine époque, le prénom Pons était porté assez fréquemment dans nos régions. La première trace écrite de l’existence du lieu de Saint-Pons se trouve dans un acte de 1214 par lequel Simon de Montfort, le chef de la croisade contre les Albigeois, attribue à l’évêque d’Uzès des terres prises à Raymond VI, comte de Toulouse. En 1254 la Gallia Christiana fait mention à son tour d’une villa de Sancti-Ponti. On peut en conclure sans grand risque d’erreur que la paroisse de Saint-Pons existait déjà au XIIe siècle. La vieille église du village, détruite en 1866, datait d’ailleurs de cette époque.

Un patrimoine typiquement rural : des paysages variés offrant des vues lointaines – des sources et des fontaines – des calvaires plantés sur les places et au bord des chemins – des mazets semés dans les vignes et les vergers…

– le vieux quartier avec ses rue et ses façades pittoresques.

À VOIR, À VISITER…

Saint-Pons-la-Calm dans le GardVieux moulins.

 La « grande fontaine » 18ème, restaurée.

Eglise 14ème, agrandie début 19ème, rénovée fin 19ème.

 le château seigneurial du 15 ème siècle. Point de départ de la visite du vieux village passant par l’église (XIXe s.), la fontaine restaurée du Planas (1894), la Grand’fontaine (1784), le quartier d’En-viel (Renaissance) avec ses ruelles et ses vieilles demeures.

 – les trois moulins et l’ancienne filature témoins d’une activité artisanale aujourd’hui disparue : des archives communales qui gardent la mémoire d’un riche passé.

LES TROIS MOULINS DE ST-PONS :

Le village de St-Pons-la-Calm possédait autrefois trois moulins à eau, l’un alimenté par les eaux de la Brive, connu aujourd’hui sous le nom de moulin Bertrand ; les deux autres sur la Tave : le Grand moulin souvent appelé Moulin Jean et plus en aval le moulin de Beaufer. Le 4 novembre 1324, Raymond Dupont et Laure sa femme vendent à Etienne Caunac, un prêtre, la quatrième partie indivise d’un moulin situé sur la rivière de Tave dans le terrier de Saint-Pons et appelé moulin de Felquière. L’année suivante, ledit prêtre revend cette portion du moulin, avec la directe seigneurie sur les trois autres parts, à l’évêque d’Uzès. 1 Le 20 février 1332, Bertrand, payeur de Bagnols, notifie à l’évêque d’Uzès qu’il a vendu à Bertrand Etienne de Saint-Pons le quart et la troisième partie d’un autre quart de ce même moulin de Felquière (molendinum de Felqueria).

À noter que le moulin de Jouvenel à Pougnadoresse est désigné à la même époque sous le nom de « molin de la Felgière »ou « molin de la Fergière ». Rien à notre connaissance ne permet d’affirmer qu’il s’agit bien du moulin connu aujourd’hui sous le nom de Beaufer ou si au contraire cette appellation s’applique au moulin Jean ou au moulin Bertrand. Quoi qu’il en soit, les faits rapportés constituent la première trace écrite de l’existence d’un moulin sur le terroir de Saint-Pons-la-Calm.3 L’ancien moulin à vent qui se dresse à quelque 500 m au nord du village de la Capelle est désigné dans les archives sous le nom de « Moulin de Saint-Pons ». Il est ainsi appelé pour être sur une terre ayant appartenu à Honoré Le Chantre, médecin de la reine de Navarre, qui l’avait achetée en 1580 à Messire Jacques de Crussol, duc d’Uzès, pour la somme de 333 escus 20 sols..

Ce même Honoré Le Chantre était seigneur de Saint-Pons depuis 1553; il le restera jusqu’en 1607 . Il avait acquis également la terre et seigneurie de Pougnadoresse qui restera dans la famille. Le moulin de Saint-Pons est en fait le moulin de Monsieur de Saint-Pons. * La quinzaine de moulins bladiers* en activité dans la vallée de Tave à partir du XVIe siècle étaient construits sur un même principe de fonctionnement, d’ailleurs pratiquement imposé par la faiblesse de la pente et l’irrégularité du débit : – un barrage, appelé paissière (du latin paxiera : pieu), levée ou levade, ou encore chaussée, dévie l’eau du cours de la rivière ; – l’eau prélevée est amenée au moulin par un canal ou bief, appelé aussi béal (besal, bisaut, bezaou en occitan), souvent d’une longueur de plusieurs centaines de mètres afin de pouvoir obtenir la hauteur de chute nécessaire; – une vanne en bois, la martillère (martelière, marteline, marthelera), permet de dériver le trop plein éventuel vers la rivière ; – le béal aboutit à un vaste réservoir, l’écluse (rescluse, resclause, resclaouza), permettant de disposer d’une quantité d’eau suffisante pour pouvoir moudre ; – l’eau sous pression fait tourner la roue verticale à augets, le rouet horizontal ou la turbine située dans la partie basse du moulin ; – le mouvement rotatif est transmis à la meule courante (tournante, virante) par un axe vertical en bois ou en fer, le palfer (paufer) ou axe de moulin ; – l’eau ressort plus bas dans le canal de fuite (fugide, fujida, fujhido), parfois souterrain au départ, pour rattraper le niveau de la rivière en aval. Par ailleurs le moulin des Nicolay situé sur l’Auzigue à Cavillargues est décrit dans le compoix de 1789 :« à Fauguières , une maison, cour moulin bladier, graudou, écluse, fuite et prés ».

D’après Jean Bobot in Cavillargues en vallée de Tave, l’appellation Fauguière, viendrait de l’occitan Falguiera : lieu où poussent les fougères. 4 D’après Serge POLDER. Des moulins assis sur la Tave. Rhodanie n°49 (1994)

L’ENVIRONNEMENT

ZNIEFFZone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) VALLEÉ DE LA TAVE : Quelques cultures et prairies ainsi que de nombreux moulins sont situés en bordure du cours d’eau.que franchissent plusieurs passages supérieurs. Des stations d’épuration sont implantées en aval de Tresques et du Pin. Des stations de pompage fonctionnent au niveau de la Bastide-d’Engras. A la hauteur de Saint-Laurent-la-Vernède, à plus de 2 km de sa source, la rivière de la Tave devient permanente. Elle est bordée par une végétation riveraine exubérante aimant les milieux frais et humides : aulnes , frênes, peupliers noirs , saules.., mais aussi par des taillis de chênes verts. Cette végétation est accompagnée de prairies et de cultures dont la présence rehausse la richesse et la diversité du paysage. La délimitation du site repose sur des critères liés à la végétation et aux activités humaines. La limite retenue englobe les ripisylves de la Tave et de deux affluents jusqu’au pont de la N86, ainsi que les zones naturelles riveraines du cours d’eau (prairies, boisement à la hauteur de la Bastide-d’Engras…), qui contrastent avec les vastes secteurs cultivés environnants. Richesse patrimoniale : Cette section de la Tave abrite quelques castors (Castor fiber) ; espèce protégée sur le plan national et inscrite sur le livre rouge des espèces menacées de France. La bibliographie existante ne mentionne pas d’autres éléments remarquables. Cependant, la nature du milieu (ripisylve, cours d’eau « naturel) suggère, par analogie avec d’autres zones, de procéder à des relevés de terrain afin de détecter la présence éventuelle d’espèces rares. Cette zone présente un intérêt écologique et paysager. Les formations arborescentes qui bordent la rivière contrastent avec la végétation xérophile qui caractérise la région méditerranéenne. Cette forêt-galerie, composée d’espèces originaires des régions tempérées, constitue une enclave biogéographique d’un grand intérêt écologique. Les ripisylves sont en effet des zones d’accueil et de refuge pour de nombreuses espèces animales et végétales parfois rares qui recherchent la fraîcheur et l’humidité ainsi que des zones de repos pour les oiseaux migrateurs. Cette vallée comporte notamment une belle futaie d’aulnes. Par ailleurs, elles forment une « zone tampon » protégeant le cours d’eau des milieux plus artificialisés et une « coupure verte » au sein de la plaine viticole. Elles interviennent aussi dans la stabilisation et la fixation des berges ainsi que dans la lutte contre l’érosion particulièrement lors des crues. Bibliographie – Source NOZERANT R.- Le Castor (Castor fiber), Situation et biotopes dans le Gard – B.M. O.N.C., n° 76. DDA – Schéma départemental de vocation piscicole et halieutique du Gard. Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Environnement Maîtrise d’ouvrage déléguée nationale : Secrétariat de la Faune et de la Flore du Muséum National d’Histoire Naturelle Maîtrise d’ouvrage déléguée régionale : Direction Régionale de l’Environnement Languedoc-Roussillon (DIREN) Maîtrise d’oeuvre : Institut des Aménagements Régionaux.

office de tourisme

St-Pons-la-Calm fait partie de la communauté de communes du VAL DE TAVE :

CAVILLARGUES  |  CONNAUX   |  GAUJAC  |   LE PIN  |   ST PAUL LES FONTS  |   ST PONS LA CALM  |   TRESQUES

COMMUNES CONCERNÉES PAR CES UNITÉS DE PAYSAGE :

Cavillargues Connaux Gaujac La Bastide-d’Engras Laudun Le Pin Lirac Montfaucon Pougnadoresse Roquemaure St-Geniès-de-Comolas St-Laurent-des-Arbres St-Laurent-la-Vernède St-Marcel-de-Careiret St-Paul-les-Fonts St-Pons-la-Calm St-Victor-la-Coste Tresques

Aigaliers Argilliers Belvezet Bouquet Castillon-du-Gard Cavillargues Connaux Domazan Estézargues Flaux Fontarèches Fournès Gaujac La Bastide-d’Engras La Bruguière La Capelle-et-Masmolène Le Pin Lirac Montaren-et-Saint-Mediers Pougnadoresse Pouzilhac Rochefort-du-Gard St-Hilaire-d’Ozilhan St-Hippolyte-de-Montaigu St-Laurent-des-Arbres St-Laurent-la-Vernède St-Marcel-de-Careiret St-Maximin St-Paul-les-Fonts St-Pons-la-Calm St-Quentin-la-Poterie St-Siffret St-Victor-des-Oules St-Victor-la-Coste Serviers-et-Labaume Seynes Tavel Uzès Vallabrix Vallérargues Valliguières Vers-Pont-du-Gard

406 habitants
Mairie" MAIRIE : rue de la Mairie 30330 ST PONS LA CALM Tél : 04 66 82 01 72
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Saint-Pons la Calm

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Saint-Pons la Calm 44.103372, 4.556762

http://www.saint-pons-la-calm.fr/


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